En Argentine, les entreprises tombent comme des mouches [Actu]

Publié le 11 mars 2026 par Jyj9icx6

Página/12 rend compte aujourd’hui de la fermeture d’un grand centre commercial de Mar del Plata, le principal port argentin sur l’Océan atlantique (port commercial, port militaire, port de pêche et de plaisance) et principale ville balnéaire du pays. C’est dire si les centres commerciaux y ont leur place !

Celui-ci, Los Gallegos (les Galiciens), vient pourtant de fermer définitivement ses belles portes vitrées… 250 salariés risquent de se retrouver au chômage dans les semaines qui viennent.


Dans un autre domaine, l’agro-alimentaire, le groupe laitier Verónica (lait, beurre, crème fraîche, dulce de leche, préparation fromagère à tartiner, fromages et autrefois yaourts), fondé en 1923, a fermé plusieurs centres de production, laissant sans revenu leurs salariés. Verónica, c’est pourtant une référence importante dans les linéaires de la distribution, grande et petite. Si ma mémoire est bonne, c’est sous cette marque que j’avais trouvé, il y a plusieurs années, avant le covid, le premier et seul yaourt nature que je pouvais acheter à Buenos Aires, un yaourt épais, de type grec, indiqué pour la cuisine – para cocinaret qui avait disparu deux ans plus tard (yogur para cocinar parce qu’il ne viendrait à la tête d’aucun Argentin de manger du yaourt nature, sans sucre ni parfum).

Décidément, le « miracle de l’Argentine », vanté hier par certains participants au lancement de la Argentina Week à New York, a tout du mirage…

© Denise Anne Clavilier www.barrio-de-tango.blogspot.com

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur la fermeture des Gallegos
lire l’article de Página/12 sur Verónica.

Ajout du 12 mars 2026 :
lire cet entrefilet de Página/12 sur la situation économique des boulangeries, alors que 2000 d’entre elles ont déjà fermé leurs portes depuis l’arrivée au pouvoir de Mileí

Ajout du 13 mars 2026 :

lire cet article de Página/12, édition de Rosario, sur un nouveau phénomène dans les boulangeries : certains clients commencent à payer comme au supermarché : avec une carte de crédit qui permet d’étaler la dépense sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. En Argentine, on ne paye pas souvent les courses du quotidien avec une carte bancaire. On paye en liquide et si vous sortez votre carte à la caisse du supermarché ou de l’hypermarché, on vous demande si vous voulez payer « en cuotas » (avec paiement étalé).