"Plus que jamais" dit le gros titre
en reversant la formule habituelle des militants
contre la dictature : "Nunca más" (plus jamais)
Cette photo prise au-dessus de Plaza de Mayo
ne montre pas la grande banderole des disparus,
constituée des milliers de leurs visages,
qui traverse traditionnellement le cortège
En haut à gauche, le toit rouge doté d'une tour,
c'est le Cabildo, l'Hôtel de Ville colonial
où se sont tenus les grandes réunions révolutionnaires de 1810
en haut, à droite, le toit rouge au-dessus d'une colonade,
c'est la cathédrale de Buenos Aires
Dans le cercle vert, le pyramidion commémoratif
de la Révolution, datant de mai 1811
et tout en bas, la tribune provisoire
d'où les personnalités ont harangué la foule
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Hier, la Plaza de Mayo au cœur
de la Buenos Aires historique était si pleine que les rues
adjacentes peinaient à contenir la foule, même à plus de 100
mètres de la place elle-même. Les Unes des journaux le montrent
d’ailleurs sans équivoque.
"Manifestation massive de l'opposition
pour rappeler les 50 ans du coup d'Etat", dit le gros titre
Sur cette photo, on voit la banderole des disparus
qui contourne le Pyramidion commémoratif de mai 1811
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De très nombreuses personnalités
politiques se sont jointes aux manifestants tandis que le président
et son gouvernement, sans se montrer, ont continué à jouer la carte
de ce qu’ils appellent « la mémoire complète » qui
met sur le même plan les victimes du terrorisme d’État (environ
30 000 morts et 500 enfants volés à leur famille) et les
quelques personnalités, militaires et civils, qui servaient le
régime dictatorial que la résistance populaire armée a
assassinées, comme si les deux violences étaient les mêmes en
moyens comme en nature.
Une autre vue de la place, avec la Casa Rosada au fond,
derrière le trou noir du podium des orateurs
On voit le long ruban de la "bandera de los desaparecidos",
la banderole des disparus
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© Denise Anne Clavilier www.barrio-de-tango.blogspot.com
Pour aller plus loin :
lire l’article de La Prensa (qui n’a pas publié de Une ce matin sur son site Internet)
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación