A.B.C.(Je suis Désolé(e))

Publié le 31 mars 2026 par Hunterjones
Anita (A.) se sait belle et attirante. Elle connait l'effet qu'elle a sur les hommes. Elle sait que son copain ne la quittera jamais, car elle se pense plus attirante que lui et que lui, est fier tous les jours de la beauté à ses côtés, ce qui est bon pour l'ego de A, pour sa confiance personnelle transformée en fierté affichée. Cette assurance personnelle n'a que grandie dans les 4 dernières années. Elle se sait fatale. Chaude féline latine qui pourrait faire craquer n'importe qui.Mais voilà que marchant dans un stationnement, elle croise à contre-courant Brigitte (B.), belle femme d'¸a peu près son âge aussi, teint plus foncé encore, ce qui lui donne à la fois un angle autochtone, à la fois le visage d'une femme bien bronzée, dont les beaux yeux marrons ne font que transpercer l'autre. Même habillée de manière détendue, gilet à cagoule et casquette à la tête, sans maquillage, elle est d'une beauté resplendissante. Sa bouche fermée de rigueur rivale donne envie d'embrasser ou d'être embrassé(e). Homme comme femme. A. en est tout de suite jalouse. B. saisit son regard qui la regarde avec mépris et lui lance le même regarde de chatte de ruelle toisant l'autre. Dégoûtée et agacée de la présence de l'autre et du potentiel d'attirer une attention qu'on aurait voulu exclusivement l'autre.

Elles se sont toutes deux scrutées des yeux, l'amertume en bouche, la démarche du faon qui voudrais impressionner l'autre, l'idée d'être celle qui serait rejetée du regard désireux d'un homme repoussée loin dans la gorge qui accumulait presque un bouillon de salive prêt à être craché au visage de l'autre comme deux chattes de ruelles, toutes griffes dehors. 

C'est le spectre de la jalousie qui pointe son horrible cou.

Elles marchent l'une vers l'autre, à contre-courtant, donnant l'impression qu'elles se foncent dessus. Mais elle s'interdisent presque physiquement du corps, mais jamais du regard, lançant des flèche de mépris vers l'autre, de leurs iris. A. lui fera même un visage de dégôut. Prononcé. Elles sont si agressées de la présence de l'autre qu'elles entrent presqu'en collision. mais non, B. ouvre la porte de la voiture à sa droite, dans le but d'y entrer. Et y entre. A.passe à ses côtés comme une collision frontale tout juste évitée. Et qui avait forte envie de se produire.Mais dans la voiture, alors que B. tente de s'assoir au volant, elle est plutôt en train de s'assoir sur les jambes d'un homme, déjà assis, au volant. B. ne le connait pas. S'interroge un peu du moment, le dévisage, celui-ci reste eberlué. Que se passe-t-il ? que fait cette femme, le fessier sur mes jambes ? A. regarde du côté du passager où s'y trouve assise....A. confiante, souriant, vainqueure. B. voulait se montrer plus importante que A. est entrée dans une voiture qui ne serait pas la sienne, car A. est à ses côtés, du côté passager, et cet homme au volant, serait fort probablement, l'homme de A., puisqu'effectivement, il est quelconque. 

B. prend quelques secondes pour mesurer l'absurdité du moment, regarde l'homme au volant, l'homme au volant regarde B. lui aussi, confus, avant de regarder aussi A. et lui faire sentir sa totale incompréhension du moment. B. finit par dire deux fois "Je suis désolée", en grimaçant, levant les bras afin de confirmer sa culpabilité, se relève, se retire en réouvrant la porte, se porte les mains à la bouche de honte, quitte les lieux. 

L'homme au volant, Carlos (C.) se retourne vers A. et lui refait un geste d'incompréhension, que doit-on comprendre du moment qu'on vient de vivre ? B. reste interdite une fraction de seconde, encore un peu braquée pour braver comme un petit coq B. qui menaçait d'être plus attirante qu'elle, en général, mais lâche prise et redevient elle-même en s'excusant aussi à C., car ce n'était pas plus sa voiture, elle ne voulait que tenir son bout dans le duel de jalousie entre les deux femmes. Elle dit elle aussi par deux fois "je suis désolée", ouvre la porte du passager, et resort elle aussi, à son tour. Cet homme n'était pas son chum, les deux femmes avaient accessoirisé le véhicule pour leur silencieuse guerre, et au milieu s'y trouvait un innocent, au volant, qui n'y avait rien compris. 

B. sortie de la voiture, A. sortie de la voiture, C. était maintenant seul dans cette voiture. Il a pris un temps pour laisser la poussière retomber. Enregistrer l'absurdité. Il a jeté un regard derrière afin de voir la direction que les deux femmes avaient prises. S'est assuré qu'elle étaient déjà loin derrière, avant de pousser un grand soupir de soulagement, revérifiant que personne ne s'intéressait à lui en ce moment, alors que quelques instants avant, pas une mais deux femmes rôdaient autour de lui, une, carrément assise sur son ding dong. C. a  repris doucement ses outils, et a continué à essayer de faire partir cette voiture, qui n'était pas à lui non plus, mais qu'il tentait de voler avec un tournevis, des pinces et jouant avec les fils de contacts sous le volant. C. pensait voler une voiture en paix, mais voilà qu'une belle femme atterrissait sur ses cuisses alors qu'il était en pleine opération de vol de voiture, de sa voiture à elle. Le temps que la panique lui monte à la tête quand il a pensé que sa propriétaire s'assoyait dessus, il découvrait qu'une autre très belle femme était aussi assise à ses côtés, côté passager. Il était paralysé du verbe et du cerveau tellement il essayait de comprendre un moment qui devenait trop mathématique pour un gars qui n'avait pas terminé sa 3e année d'école primais dans le passé. B. était resortie de la voiture, aussi vite qu'elle s'y était glissée, en s'excusant et la belle femme du côté passager allait faire la même chose, comme un mirage, lui laissant le champ libre pour voler cette voiture. 

Mais non...

Sur la vitre du conducteur, des doigts qui y pianotent et qui y cogne. Deux personnes de l'autre côté. C. baisse sa fenêtre. Un des deux prends la parole:

"Je suis désolé monsieur, qu'est-ce que vous être en train de bricoler sous le volant, c'est bien votre voiture ? Je peux voir vos papiers pour la forme ?"

...a demandé le policier.

Qui à son tour, là où on ne l'attendait pas, allait aussi, s'inviter.