Publication de mes « Sombres Vers Blancs »

Par Etcetera

Bonjour !

En ce début avril 2026, j’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon nouveau recueil de poésie « Sombres Vers Blancs » aux éditions du Petit Pavé, dont voici un lien vers le site Internet :
Éditions du Petit Pavé – Éditeur indépendant d’Angers, Pays-de-la-Loire, 49
« Sombres Vers Blancs » est paru dans la collection de poésie Le Semainier, dirigée par Jean Hourlier.

La préface est du poète Denis Hamel et l’illustration de couverture du peintre expressionniste belge James Ensor.

J’avais déjà proposé sur ce blog un ou deux extraits de ces « Sombres Vers Blancs« . Par exemple dans l’article de 2022, ci-après, à l’occasion d’une parution dans (feue) la revue Traction-Brabant :
Lien vers les deux poèmes Et ci-gît l’effigie et A nos handicaps

Voici la présentation du recueil par Jean Hourlier

Marie-Anne BRUCH est une drôle de désespérée – une désespérée drôle, qui a beaucoup d’esprit, beaucoup d’humour, noir (et parfois tendre), qui manie la satire sans aigreur et sans méchanceté, qui pratique une autodérision de bon aloi, préservée d’un narcissisme mal venu et mal caché. Une auteure qui ne joue pas à l’auteur, qui est là, lucide, tout au long très présente dans sa vérité, et dans la nôtre, une vérité sans apprêt et sans fards.
Marie-Anne BRUCH est aussi une poète, qui aime les mots, qui aime jouer avec les mots, et dont la tessiture offre une belle amplitude – de la magie verbale envoûtante à la Mallarmé : Silence lancinant des lassitudes viles // Le solipsiste apprend l’effroi des solitudes (qui évoque le fameux vers « Aboli bibelot d’inanité sonore »), au clin d’œil réjouissant à Prévert : L’araignée a crié et son cri a régné // Dans la pièce où j’écris ébahie de ce cri (qui rappelle « Un nouveau Pape est appelé à régner. – Araignée ? Quel drôle de nom ! »).
Dans son excellente Préface, Denis HAMEL a donc bien raison de définir Marie-Anne BRUCH : une mélancolique pour qui [la] voie de salut [est] la vitalité de l’expression.
J. H.

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Un poème du recueil

Être et Avoir été

Je croule sous le poids des brumes intérieures
Car le temps s’accumule au-dessus de mon crâne
Comme la neige sur un palmier enchanté
Tant de temps s’est dilué dans l’étang de mon âge !

J’aurai vécu d’amour, d’art et de reniements
Faisons silence sur nos belles manigances
Je pris des raccourcis qui menaient au malheur
Et les plus longs chemins me changeaient en dédale.

Je cultivais mon cœur comme un rosier grimpant
Par chance je n’avais pas les pouces assez verts
Les fleurs ne poussaient pas et mes doigts restaient roses
Rien en moi n’était mûr – qu’un sentiment de ronce.

À quoi bon le passé ? Il recouvrira tout.
Tout en moi est déjà achevé. L’océan
Se reforme selon des chamboulements immuables.
Et plus je me cabosse et mieux je me ressemble.

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Pour davantage d’informations sur ce livre, vous pouvez vous rendre sur la page de l’éditeur :
Sombres Vers Blancs – Éditions du Petit Pavé

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