D’Hélène Gestern, j’avais déjà lu « 555« , et j’avais beaucoup aimé lire ce pavé qui tournait autour du monde de la musique. Dernièrement, j’ai lu « Cézembre » qui m’avait emmené aux abords de St Malo. Hélène Gestern a vraiment ce don de réveiller en nous la curiosité du passé. Ce roman était encore une fois formidable. Lorsque j’ai croisé le titre que je vous présente aujourd’hui chez Emmaüs, je n’ai donc pas résisté. Il s’agit du premier roman de l’autrice.
Le résumé
Hélène ne sait rien de sa mère, morte alors qu’elle avait trois ans. Elevée par son père et sa belle mère, elle n’a pu que constater que le silence a toujours été de rigueur autour de l’existence de cette femme énigmatique. A présent que plus personne n’est en capacité de répondre à ses questions, la jeune femme a l’idée de publier une annonce, avec une photo sur laquelle posent trois personnes, dont sa mère. Stéphane a reconnu son père et lui répond. Commence alors entre Hélène et lui une correspondance, tandis qu’ils fouillent des documents familiaux, ouvrent des boîtes, lisent des lettres et découvrent un journal intime écrit en russe.
Mon avis
J’ai été surprise en ouvrant ce roman de tomber sur une forme épistolaire, à laquelle je ne m’attendais pas. J’ai pris pour autant énormément de plaisir à lire ce livre qui ouvre peu à peu des portes sur un passé de plus en plus troublant. Et puis, de dois avouer que j’aime particulièrement cette forme d’écriture. Comme dans « Cézembre », ce récit donne envie de fouiller dans des archives, de lire de vieilles missives. Les protagonistes de cette histoire sont touchants et sont à la fois réconfortés par ce qu’ils découvrent et décontenancés. La photographie est au centre de leurs échanges. L’autrice a choisi de décrire les clichés qu’ils dénichent, minutieusement, sans nous les donner à voir, ce qui demande de l’imagination au lecteur. L’autrice vient de sortir « Atelier 4 » chez Grasset, un timing malheureux alors que ce titre a été travaillé avant le limogeage d’Olivier Nora. N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous l’avez lu.
Editions Arléa – 25 août 2011
J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…
Une autre lecture chez… Kathel
Ce titre a reçu le Prix Chronos – Lycéens 20 ans et + – 2013