Cinéaste authentique, dit le gros titre
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Né
dans le quartier de Parque
Chas, dans l’ouest de Buenos Aires, en octobre 1943, le cinéaste
Adolfo Aristarain est mort
dans sa ville natale sans que les raisons de son décès n’aient
été rendues publiques. Il avait quitté le monde du spectacle en
2004, après un grand succès cinématographique, son dernier film,
Roma,
qui compte aujourd’hui parmi les grands classiques argentins.
Plus que bousculé par
l’instabilité constitutionnelle
dans son pays tout au long de sa vie, il a vécu tantôt
en Argentine tantôt en
exil et il a travaillé en Espagne et à Hollywood, la patrie d’un
de ses maîtres, John Ford.
On lui doit onze films qu’il
a réalisés, dans des
productions argentines ou internationales, et trente autres, dont il
était l’assistant-réalisateur. Plus souvent récompensé à
l’étranger que dans son propre
pays, il y a toutefois
accumulé les nominations.
Ce film a reçu une récompense en Espagne
Adolfo Aristarain a touché à de nombreux genres, dont le film policier, avec La parte del león en 1978, le romantisme militant des horizons immenses et des racines, avec Un lugar en el mundo (1992) (comprendre : quelque part dans le monde), dont l’action se passe dans les Andes de la province de San Juan, et, en 1995, le film d’aventure sur fond historique avec La ley de la frontera (où tout se passe dans les années 1910 entre la Galice espagnole et le Portugal).
Il a aussi travaillé
sur la série des Pepe Carvalho, produite
par la télévision espagnole,
d’après les romans policiers de
l’écrivainbarcelonais
Manuel Vázquez Montalbán.
On l’avait vu pour la dernière fois en public en 2024 lorsqu’il avait été récompensé par l’Académie du cinéma en Espagne
A l’heure de sa disparition, la presse argentine et les médias espagnols lui rendent hommage avec la même affection et la même émotion.
© Denise Anne Clavilier www.barrio-de-tango.blogspot.com
Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12, qui lui consacre la Une de son supplément culturel quotidien, Cultura y Espectáculoslire l’article de La Prensa
lire l’article de Clarín
lire l’article principal de La Naciónlire l’article secondaire de La Nación
Tous les titres nationaux argentins et plusieurs titres régionaux ont mis sa photo à la Une dont le gros titre se partage toutefois entre l’attentat raté d’avant-hier contre Trump et la démonstration de F1 en plein Buenos Aires par Colapinto, le nouveau Fangio, pour qui les Argentins deviennent fous d’admiration.
En Espagne (sélection) :
En Espagne, les unes ne parlent pas de cette disparition.