Un jour, Raymond Delley m'écrivit et me proposa de répondre au questionnaire qui figure sur son Journal-littéraire.ch.
Dans un premier temps, je répondis, laconiquement, aux treize questions que voici:
- Un premier souvenir de lecture.
- Un livre qui a marqué votre adolescence.
- Le livre inconnu ou méconnu que vous portez aux nues.
- Le chef-d’œuvre officiel qui vous tombe des mains.
- L’écrivain, vivant ou mort, avec qui vous aimeriez passer une soirée.
- L’écrivain que vous aimez lire, mais que vous n’aimeriez pas rencontrer.
- Le roman dont vous voudriez être le héros ou l'héroïne.
- La plus belle première phrase que vous ayez lue.
- Le livre qui vous réconcilie avec l’existence.
- Le livre qui vous accompagne depuis toujours.
- Le livre que vous avez envie d’offrir à tout le monde.
- Le livre que vous voudriez avoir lu avant de mourir.
- Le livre que vous aimeriez avoir écrit.
Parce que j'aime aller à l'essentiel1, to the point, comme disent les Britanniques, je suis allé directement aux questions et y ai répondu, sans plus de commentaires.
À la réception de mes réponses, Raymond Delley me gourmanda amicalement. Il m'écrivit:
L'enjeu de mon questionnaire n'est pas d'effectuer un sondage, mais que les réponses aboutissent à ce que j’ai appelé, dans mon court texte de présentation, à une espèce d’ « autobiographie en lecteur »
Dans ma hâte à bien faire, j'avais court-circuité son court texte de présentation...
Je remis donc l'ouvrage sur le métier et Raymond Delley publie, aujourd'hui, mes réponses.
En parcourant la liste de mes prédécesseurs, femmes et hommes, vous pourrez constater qu'ils sont comédiens, écrivains, journalistes, juristes, musiciens, poètes, politiques, professeurs, etc., que je suis donc en honorable compagnie et, pour le moment, le seul de mon espèce: blogueur...
Si donc vous avez envie de me connaître davantage en lecteur, plus intimement que dans mes chroniques, je ne peux que vous inviter à lire mes réponses sur le Journal-littéraire.ch.
En tout cas, je remercie chaleureusement Raymond Delley de m'avoir incité à me livrer à cet exercice d'introspection.
Dans l'une de mes réponses, je cite Gustave Thibon:
« La vraie rareté, c’est en nous plus que dans les choses qu’il faut la chercher. »
En lisant les réponses des autres participants, je ne peux que vérifier la profondeur de cette sentence, qui me semble réconfortante pour l'humanité...
Francis Richard
1 - Sans doute est-ce un pli de mon passé de dirigeant d'entreprise, dont j'ai du mal à me défaire...