Résumé : Dans les Alpes suisses, l’académie Castelan forme l’élite de demain aux trois arts nobles : échecs, théâtre et littérature. Églantine, étudiante brillante et discrète, voit sa vie basculer lorsqu’une mystérieuse application d’échecs apparaît sur son téléphone. Le jeu en apparence innocent se révèle macabre : chaque pièce perdue sur l’échiquier virtuel correspond à une personne retrouvée morte sur le campus.
Pour arrêter le coupable, Églantine doit s’allier à son plus grand rival, l’insaisissable et fascinant Riven, dont la proximité fait naître en elle une attirance inattendue. Mais alors que la mort rôde dans les couloirs du château et que chaque professeur, chaque étudiant pourrait être le meurtrier, peut-elle vraiment faire confiance à ce garçon énigmatique ?
Avis : Églantine est une jeune femme passionnée des échecs qui va à l’académie Castelan, une école dur et froide où on forme l’élite à trois arts : le théâtre, la littérature et les échecs. Où il n’existe aucune pitié. Forcément Églantine détonne dans le paysage, de par sa façon d’être, excentrique et pétillante, bavarde et gentille. Elle n’a qu’une seule amie, sa coloc Alma.
Riven lui aime les échecs mais il trouvé l’école ennuyeuse puisqu’il est meilleur que tout le monde, il ne fait aucun effort pour être sociable et ne parle qu’à son meilleur ami Callum. Sa vie va changer quand il va faire une partie contre Églantine.
Mais dans cette école où l’on fait taire les pires actions, Riven et Églantine vont croiser la mort. Et cela va tout bouleverser.
J’ai adoré le personnage d’Églantine, c’est une fille vraiment marrante et gentille, qui a pourtant beaucoup souffert et qui se reçoit des remarques désagréables à cause de son excentricité. Elle détonne dans le paysage et ça la rend hyper attachante. J’ai eu plus de mal avec Riven au début mais très vite je l’ai aussi trouvé attachant car on peut petit à petit voir sous sa carapace. Et j’ai aimé Callum son meilleur ami. En revanche j’avais envie de griffer Alma jusqu’au sang tellement ce n’est pas une bonne amie. Son comportement avec Églantine est parfaitement dégueulasse dès le début.
D’ailleurs les personnages qui sont à Castelan ne sont pas agréables, que ce soit la plupart des profs, le surveillant principal ou encore le directeur. L’école est surtout dirigé par les parents qui représentent « l’élite ». L’argent fait fermer les bouches, et on passe sous silence nombre de choses et c’est horrible.
L’écriture m’a paru très cinématique, on imaginait bien ce qu’il se passait et les événements. L’intrigue était prenante, j’étais curieuse de savoir ce qu’il se passait, quel était cette mystérieuse application qui se retrouve installée sur le portable d’Églantine, et comment elle et Riven allaient s’en sortir, et s’ils allaient s’en sortir. J’ai un peu soupçonné des gens, et si j’ai vite compris le pourquoi, j’étais curieuse de savoir le qui. J’ai trouvé que l’histoire était plutôt bien menée, qu’il y avait du suspens et des indices, des fausses routes aussi. Cependant j’ai aussi relevé quelques facilités scénaristiques, des trous et des petites incohérences. Ca m’a parfois un peu agacé.
J’ai adoré la relation qui se noue entre Églantine et Riven, ils étaient touchant tous les deux, ils avaient une relation assez saine et qui prend son temps, ils se parlent, ils apprennent à se connaître, à s’aimer. Et je les ai trouvé vraiment sympa à suivre, cela ne m’a pas ennuyé, d’autant plus que l’auteur en profite pour aborder des sujets très difficiles.
En bref, une très bonne lecture qui m’a ravi et fait tourner les pages assez vite, néanmoins je ne peux pas passer à côté des petits soucis d’incohérences que j’ai relevé, mais ça n’enlève rien au fait que j’ai passé un bon moment.
Phrases post-itées :
« Assise à côté de lui, j’ai l’impression d’être le torchon rangé par erreur dans le tiroir des serviettes. »
« Un jour, il faudra que je lui demande pour quelle raison il est convaincu que sa dépense de salive lui est facturée. Ce n’est pas possible d’être aussi radin en mots. »