Aharon Appelfeld, La ligne, (en anglais The Iron Tracks), traduit de l'hébreu (édition Keter, 1991) par Valérie Zenatti, Editions de l'Olivier / Points, 187 p.
Aharon Appelfeld est un auteur israélien majeur, germanophone d'abord et qui apprit l'hébreu dans ses vingt ans ; sa traductrice en français, son amie, Valérie Zenatti et son oeuvre, sont inséparables. Le roman, l'un des quarante et quelques écrits par l'auteur, est très élégamment traduit, suivant son rythme ferroviaire ; on croit suivre les éclisses des 32 brefs chapitres qui mènent le lecteur au bout de la voie. En cours de route, la philosophie est omni-présente, sans charabia, hésitante, tranquille. Le titre donné au livre en français est difficile à entendre, l'anglais me paraît plus clair.
Finalement, un très beau livre, un roman qui se lit par étape et qui invite à réfléchir, sans y prétendre.