Depuis le 4e jour de Février dernier, j'ai 54 ans.
J'ai donc choisi de vous offrir 54 albums qui ont coloré, continuent le faire, mon ADN musical, dans l'ordre de découverte de ma jeunesse à nos jours (le plus possible). Ce sera le festival de l'hyperlien. Narcisse vous jase zizik.
The Dream of The Blue Turtles. Je viens de vous en parler. Je vous dirais bien Reckless aussi, acheté le même jour, mais je suis resté beaucoup plus longtemps dans la durée avec le premier album solo de Sting. L'écoute encore au complet de nos jours, parfois.
The White Album. Avec des parents nés en 1947 et 1948, donc Baby Boomers, je ne pouvais pas grandir dans une maison sans Beatles (et Rolling Stones). Si les premiers albums appartenaient largement aux favoris de mes parents, cet album double, découvert au secondaire, et qui était plus éclaté, était tout à fait surjoué de ma part. C'est l'album des 4 garçons dans le vent que j'ai le plus écouté.
The Wall. Tout mon secondaire. Emo.
Standing in the Dark. 1985 je découvre Platinum Blonde. J'aurai sensiblement la même coupe de cheveux que son chanteur. Avec la couette pendue sur l'oeil, mais pas blonde. Leur premier album. pour mes jeunes oreilles, et encore aujourd'hui, est un sans faute pour moi.
The Unforgettable Fire. Les premiers accords de Sunday Bloody Sunday (Pas sur cet album) ou (Pride) In The Name of Love, dans un party du secondaire étaient le sommet unificateur de chaque soirée. Je les adore encore. J'aurai la cassette. Surécoutée.
The Smiths. J'ai 16 ans, une vie amoureuse comblée, et une copine qui me fait découvrir cet album dont j'ai aussi l'identique "six pack" (que je n'ai plus tellement, non) et la coupe de cheveux, ce qu'elle semble aimer. Je me revois lire sur le patio, l'été, quand il fait trop chaud, avec la radio qui me joue la cassette, avec un complexe système de rallonges branchées en dedans, mais qui se rend jusque dehors, à moi. The charming man.
This is The Sea. Notre famille est irlandaise de souche. De par Daddy-O. Je ne suis pas versé vers la musique irlandaise avant d'entendre ma chanson préférée à vie sur cet album, (dont j'ai vu le vidéo avant), qui me fera rétropédaler l'oeuvre dont je me procurerai les 6 premiers albums. Celui-là, le 3e, m'est magique. (Écrit un film entier sur la musique de leur premier album, inspiré).
Music For The Masses. Chaque son, chaque image des clips d'Anton Corbijn, tiré de cet album me ramène rapidement au meilleur de mes 14-15-16 ans. Âge béni pour bibi.
Starfish. The Church comprend 3 guitaristes. Avec le temps, je découvrirai que la guitare m'est souvent indispensable à la musique que j'aime. Même si je viens de vous parler de Depeche Mode et que j'aimerai beaucoup de leurs oeuvres. Ce groupe Néo-zélando-Australien me fera verser inconsciemment vers le dream pop, et éventuellement, le shoegaze.
Wish You Were Here. Un tout. Un splendide album qui s'écoute de bout en bout. Aérien. Touchant. Si intéressant, j'en userai beaucoup la cassette. Dernier album vraiment "collectif" du quatuor Anglais.
Les 5 Saisons. Un autre album concept, le meilleur album Québécois à mes oreilles, chef d'oeuvre de 5 morceaux seulement, mais d'une perfection harmonique inégalée selon moi. Aussi folk que progressif et même dixie.
Houses of the Holy. Secondaire III, à la piscine chez le bon Docteur Breton, sur l'heure du midi. À faire des pirouettes du plongeon. Peut-être secondaire IV aussi. Plant lancera un album solo qu'on écoutera beaucoup et qui nous le fera voir en spectacle. Tout en nous replongeant dans l'oeuvre des immortels Led Zep.
The Idiot. Indispensable compagnon du quatuor temporel Low, Heroes, Lodger, à saveur plus underground et plus sombre de la part du parrain du punk, qui ici, est simplement plus près de Joy Division. Et l'ombre de Bowie y traine. Un des 4 albums les plus écoutés de ma part, à vie. Avec Low, et le prochain album dont je vais vous parler très maintenant.
Green. Oui, americana. J'ai adoré Document et Life's Rich Pageant. Que je confonds souvent tellement ils naviguent dans les mêmes trames sonores. Mais Green accompagne mon secondaire et son été. Avec les filles qui nous cherchent et vice-versa.
Frank's Wild Years. Quand je commence à m'intéresser à Tom Waits, je ne sais pas par où commencer. Je demande à un disquaire du bout de la rue Cartier, à Québec qui me dirige vers un de ses albums les moins inspirés selon moi, probablement pour qu'il s'en débarrasse. C'étaient des CD usagés. Désormais, on passe au CD avec l'arrivée des années 90. Il m'avait dit que si tu aimes ceci, tu aimera tout TW. J'avais aimé, mais pas tant. J'ai rétropédalé et écoutant ses premiers, j'ai préféré. Mais cet album de 1987. Chef d'oeuvre pour moi. Tom Waits m'est extraordinaire. Je vous en parle 12 mois dans un blogue parallèle en 2027.
Deep. Peter Murphy était déjà dans mon oreille parce que sa voix me rappelle parfois celle de Bowie. Cet album m'accompagne au CEGEP et y est étroitement associé. Une perle. Je suis à un an de découvrir que la Femme de ma vie adore aussi certains morceaux de cet album.
Lovesexy, J'enregistrai sur cassette vierge car j'ai honte de la pochette que je ne voudrais pas publique. La nudité mâle, avant 20 ans, exhibée publiquement, peut envoyer des messages confus. Mais j'ai toujours aimé Prince, et Bowie, et REM, et The Smiths, qui pourrait faire faire des associations plus ou moins justes sur ma personne. Cet album, funk à souhait, me plait de bout en bout. Surtout son second morceau. C'est son dernier bijou selon moi. S'écoute d'un bout avec bonheur. Encore aujourd'hui, en vous écrivant. Funk ensoleillé.
Desintegration. Chef d'oeuvre, sommet de ma vie pré-adulte. Avant d'adulter dans un monde, perdu. La virgule est importante dans cette dernière phrase.
Henry's Dream. Ce sera bientôt le rêve de Jones qui se réalisera en rencontrant la Femme de sa vie. Entretemps, je découvre Nick, ses mauvaises graines, travaille à l'université. sur le film Les Ailes du Désir, lancé en 1987, et Cave y est aussi associé. Je rétropédale même jusqu'à Birthday Party. Cave devient un de mes préférés grâce à ce fameux point d'entrée. Encore mon préféré de son oeuvre.
Achtung Baby. Une des plus belles réinventions tout en respectant son propre son. Je l'ignore encore mais alors que le monde musical m'écoeure avec son grunge, U2 plante peut-être la graine du shoegaze dans mes passions auditives. Je l'écoute plus qu'un an, sans relâche.
Goo. Sonic Youth est mon pont entre la radio que je n'écoutes plus et les nouveaux sons qui m'attirent. Assez expérimental pour me plaire, assez rock pour me garder sur terre, assez audacieux pour me satisfaire. Et Kim Gordon est plus cool que quiconque.
Blood on the Tracks. J'ai vendu la mèche plus haut. Rarement aurais-je trouvé un album aussi intéressant de manière uniforme. Du début à la fin, la naissance d'un amour et la fin de celui-ci. Tout composé en ré ouvert et en mi ouvert. Formidablement abordable pour tous. Folk, sophistopop, parfait album. Le genre qu'on écoute du début à la fin sans s'en rendre compte. Toutes le fois. Toutes les saisons.
For The Beauty of Wynona. U2 m'a fait découvrir Lanois, et cet album à lui seul m'a plongé dans le folk blues rock avec sa voix de doux fumeur. Riche et introspectif, 7 à 77 ans, et intime et atmosphérique aussi.
Roxy Music. Baroque, aérien, glam rock, crooner, art rock, j'adore ce band dont j'avais acheté les trois premiers albums pour une bouchée de pain. 3,99 pour les trois si je me rappelle bien. Un de mes meilleurs investissements musicaux d'alors. J'adore encore. Ferry et Eno en solo aussi. rétrofuturiste des années 70.
Loveless. L'ultime album shoegaze au sommet de ma pyramide musicale du genre Je suis aussi très amoureux de Belinda Butcher. Parmi les 5 albums les plus écoutés de ma vie et que j'écoute du début à la fin, sans faute à toutes les saisons. Tapisserie sonore qui m'habite.
Kind of Blue. Mon point d'entrée dans le jazz. Je ne sais trop qui m'a entrainé là, mes lectures peut-être. Coltrane, Mingus, Evans, Baker, Peyroux, Roach, Coleman, Rollins, Adderley, suivront mais mes cd seront plus multiples pour Miles qui joue de l'instrument dont je jouais au stage band, à l'école secondaire.
Dolorès. Même scénario ici. Murat me plait sur disque, mais au civil, je le trouvais profondément immature. Mais avec cet album, je découvre sa riche oeuvre, son style, j'aurai plusieurs de ses albums. Et une liste de lecture formidable.
(). Écouter de la musique dans une autre langue ? Bien entendu. On veut la vibe, non ? La musique peut être sans paroles. Ici, on chante en islandais et en langue inventée. Intense et bouleversant. Cinématographique, même. J'ai écrit des scènes dramatiques sur cette musique.
Stories From the City, Stories From the Sea. Album très New Yorkais de PJ. Album de l'effervescence citadine. Thom Yorke de Radiohead que j'aime beaucoup aussi, mais n'ai alors que le premier album, y participe aussi. Pas une seule chanson de cet album ne me déplait.
Different Class. Pulp n'a pas beaucoup eu d'impact sur nos radios ici, mais cet album pour moi est absolument parfait. Gothique, sombre, tout en crescendo comme je les aime. Vampirique. Bowiesque.
In Rainbows est probablement un album que j'apprends à aimer parce que répondant à Ok Computer. Que je suis aussi forcé de réécouter plus attentivement. Je redécouvre 10 ans plus tard Ok Computer.
Ok Computer. Un jour mon album préféré du band est celui-ci, un autre c'est Kid A, un autre sans fautes se trouve à être In Rainbows. Des génies musicaux. Je les adore. Ils cochent toutes les bonnes cases en moi. J'ai acheté un livre sur le band. Hâte de le commencer.
The Suburbs. Bien que j'ai acheté et surécouté leurs deux premiers albums, je suis grand fans du groupe local Arcade Fire que je verrai 3 fois en spectacle. Ce 3e album jouera plus d'un an dans ma voiture. Alternant avec Aladin Sane. Pas par paresse, parce que je ne m'en lasse pas. Et donne naissance à ma chronique, une fois par mois. Ici.
Reflektor. Un autre album double que j'écoute en avant-première dans la nuit, avant de l'acheter et aussi de l'écouter sans sauter un seul morceau, sur plusieurs mois, voir un an complet. J'adore cet album de bout en bout, leur dernier chef d'oeuvre en ce qui me concerne. Bowie y participe.
Delaware. Je découvre Drop Nineteens sur le tard et une passion démesurée pour le shoegaze, dont je ne me savais pas si fan. Mais du même coup, je me plains qu'il n'y a pas assez de guitares dans la musique de nos jours et parfois pas de création à la batterie du tout. Le shoegaze, c'est surtout les 2. ceci expliquant donc cela. Et ce band, j'adore. Il m'ouvre sur Slowdive, Lilys, Ride ou me ramène aux Cocteau Twins que j'ai aussi beaucoup aimé par le passé. Le shoegaze c'est aussi très féminin.
Aujourd'hui ce sont les 54 ans d'un ami, un frère, mon rival de Hitster, Jake Kehoe, qui aime facilement 50% de ce que je viens de vous partager. Et aurait ajouté du Spoon, Regina Spektor ou Tragically Hip.
Bonne fête, grand schtroumpf!
L'humanité allume chaque jour de nouvelles étoiles, et un matin, la lumière gagnera.
Même si parfois, on n'y sent que la nuit.