Pour son sixième et annoncé comme probablement le dernier album de sa carrière, l’artiste suédoise Lykke Li tire donc sa révérence à seulement 40 ans avec le parfaitement nommé The Afterparty – en moins de vingt-cinq minutes, soit de quoi le considérer plutôt comme un mini album.
Suite à Eyeye et son ambiance très sombre, ancré dans l’amour et la rupture, Lykke Li semble beaucoup lumineuse aujourd’hui, et elle le dit d’entrée avec « Not gon cry », « Happy now » et « Lucky again ». Mais c’est sans compter sur le fait que la vie n’est si simple, pas toute rose, quand bien même on fait tout pour voir les choses du bon côté : « Future fear », « So happy I could die », « Sick of love », « Knife in the heart ».
Le monde de Lykke Li demeure mystérieux de bout en bout. Et je devine qu’elle nous reviendra assurément avec un nouveau projet, peut-être en collaboration, à moins qu’elle change radicalement d’univers artistique. Une chose est certaine, elle n’a jamais laissé son image au hasard, une forme de protection peut-être, grâce à une maîtrise de ce qu’elle désire renvoyer en terme de personnalité, loin de l’expressivité de sa voix qui, à l’inverse, ne peut être que fidèle, humainement parlant, à la femme qu’elle est. Hormis sa voix, tout le reste est une chorégraphie, une mise en scène théâtralisée, un bal costumé et masqué.
Notez la participation de Dave Sitek (de TV On The Radio) sur trois chansons, ainsi que l’utilisation d’un sample de Max Richter.
(in Heepro Music, le 14/05/2026)
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