Jamais sans mes sœurs, Kristina, Celeste et Juliana

Par Maliae

Résumé : Celeste, Kristina et leur demi-soeur Juliana ont toutes les trois été élevées et ont grandi dans la terrible secte des Enfants de Dieu. Celeste et Juliana n’ont pu échapper à la secte que très récemment. Séparées dès leur plus jeune âge, les soeurs témoignent ici à trois voix de leur expérience au coeur de cette organisation internationale qui, sous couvert de la « Loi d’amour », prêchait la pédophilie et la violence.
Victimes dès l’âge de 3 ans de tortures physiques et mentales, forcées à la mendicité et à la prostitution, violées par les membres de la secte, conduites de pays en pays sous de fausses identités, elles livrent ici le témoignage bouleversant de leur jeunesse sacrifiée et de leur difficile combat pour la reconstruction.

Avis : La secte les Enfants de Dieu dirigée par David Berg est un culte permettant la pédocriminalité, et nombreux enfants ont été ainsi abusé et violenté. Celeste, Kristina et Juliana nous livre leur témoignage, la vie qu’elles ont eu et comment elles ont réussi à s’en sortir malgré tous les abus subis.

Quelle lecture difficile. Ce qu’on subit ces trois jeunes filles, ce qu’on subit les enfants au sein de ce qu’ils appellent « la Famille » est insoutenable. Le père laisse faire, ignore, participe même. Vu d’abord comme un idole, cette image va peu à peu disparaître, petit à petit alors que les filles ouvrent les yeux sur ce qu’elles endurent. Le lavage de cerveau qu’elles subissent n’effacent pas pour autant la souffrance.

Malgré cela, leur lien est profond et je pense que c’est en partit ça qui a pu les sauver, la famille la vraie, pas celle inculquée par un fou pédocriminel incestueux.

Ce témoignage m’a retourné, c’était pas facile à lire, pas facile à vivre, mais pourtant nécessaire pour dénoncer cette secte, les sectes en générales et ce qu’il peut s’y passer. La façon dont les gourous manipulent les gens pour leur propre bonheur, détruisant des vies et s’en délectant sans doute, retournant les torts, ne s’excusant jamais.

C’est très difficile de parler de cette lecture, je me suis attachées à ces jeunes filles, ces femmes qui ont réussi à s’en sortir malgré toute la souffrance, malgré la dépression, les envies suicidaires, la manipulation, les coups et les abus. Le livre parle aussi de moins chanceux qui ont fini par se suicider, qui n’ont pas supporté. C’est une lecture qui retourne et qui fait mal. Néanmoins la fin est pleine d’espoir.

Phrase post-itée :
« La violence ne faisait que détruire la confiance, déjà fragile, qu’un enfant accorde à ceux dont il attend de l’amour et de l’attention. »