Une de l'édition bonaerense de Página/12 hier
"Le plan rendre malade", dit le gros titre
sur cette photo de Milei grimaçant
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Ni pour l’affluence ni pour l’écho médiatique, la manifestation en faveur du système de santé gratuit et public, qui avait lieu hier, n’a eu le même succès que celle en faveur de la recherche et de l’université publique la semaine dernière. Il est vrai que cette fois-ci, on n’avait affaire qu’à une seule discipline (et beaucoup de spécialités), que les Argentins ont grand besoin d’aller travailler et même de travailler beaucoup pour parvenir à boucler leurs fins de mois alors que les produits et services de première nécessité (dont les soins de santé) leur sont de moins en moins accessibles et que l’actualité politique, avec ses scandales en tout genre, a bousculé la Une de tous les journaux, de droite comme de gauche.
Avenida de Mayo, à Buenos Aires,
a toutefois été bien remplie et l’approche de la fête nationale,
lundi prochain, a inspiré quelques pancartes savoureuses comme celle
qui reprend l’un de vers de l’hymne national et fait jeu de mot :
Al gran pueblo argentino salud (salut / santé au grand peuple
argentin).
Les manifestants hier dans Avenida de Mayo, à la hauteur
du très récent Museo del Mate
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Ce vers reprend le cri de fraternité qu’en 1812, lorsque qu’un concours a été lancé pour créer cette chanson patriotique, le poète a imaginé que « les peuples libres du monde » entier adressaient aux révolutionnaires qui venaient d’abolir l’Ancien Régime deux ans plus tôt… Cette solidarité internationale fait maintenant singulièrement défaut et l’Argentine s’enfonce dans l’abandon et la perte de tout ce qu’elle avait acquis pendant toutes ces années de démocratie : système de santé, système de formation, vie culturelle florissante, patrimoine culturel matériel et immatériel, liberté de la presse, liberté d’expression et même lutte contre la corruption…
© Denise Anne Clavilier www.barrio-de-tango.blogspot.com
Pour aller plus loin :
lire l’article de La Nación