De septuagénaire à octogénaire (Deuxième partie)

Publié le 25 mai 2026 par Go11

Bien que je partage la plupart des points généraux abordés dans mon blog précédent, ma perspective sur la transition des années septuagénaires aux années octogénaires diffère par la manière dont ces étapes s’enrichissent. 

D'abord, je reste bien conscient que le temps qu'il me reste s'égrène rapidement et devient de plus en plus précieux. Par conséquent, je ne peux pas le gaspiller de manière improductive. Cela ne signifie pas que j'envisage de reprendre le travail ; toutefois, chacune de mes actions — même celles qui semblent a priori improductives, comme la méditation, un sommeil réparateur ou la réflexion profonde — revêt à mes yeux une valeur inestimable. 

Cette prise de conscience m'incite à accomplir de nombreuses choses ; en traitant l'emploi de mon temps avec un grand soin, je transforme sa gestion en un jeu d'adresse dont je tire une gratification intellectuelle, à l'instar de tout joueur passionné. 

Ensuite, il y a ma perception de l'inéluctable déclin physique — un phénomène échappant à mon contrôle et qui n'est autre que la conséquence naturelle du vieillissement. Bien que cette évolution ne m'enchante guère, j'apprends à l'accepter et à la transmuer en une force positive. 

C'est ainsi que j'ai récemment décidé de renverser la vapeur : je m'efforce désormais d'inscrire le reste de mon existence dans une trajectoire en « crescendo », jusqu'au moment où tout s'arrêtera. Mon but est de ne pas m'éteindre en vaincu, mais plutôt de m'élever vers une forme de finalité gratifiante. Pourquoi ? Parce que je perçois ce temps restant comme une opportunité de réparer tout ce qui cloche ou pourrait s’améliorer en moi. 

Qu'il s'agisse de transformer la peur en amour, d'acquérir des savoir-faire encore utiles, ou de me montrer une personne bien meilleure envers ceux que je côtoie, qu'ils soient présents dans mon quotidien ou rencontrés occasionnellement. Je m'emploie activement à combler les lacunes négatives de ma vie par des qualités positives, tout en cherchant sans relâche à me perfectionner dans les nombreux domaines qui laissent encore une marge de progression. 

Fournir un tel effort n'a rien de pénible, car j'ai depuis longtemps appris à considérer chaque obstacle comme un défi à relever — une occasion, par ce dépassement, de grandir et de tirer des enseignements de ces efforts, qui s'inscrivent dans la continuité de ma nature profondément compétitive. Tout cela me maintient dans une activité intense et me met constamment, de façon stimulante, face à de nouveaux défis à surmonter. 

En conclusion, cette perspective — acquise au fil des années grâce à la pleine conscience et à une méditation disciplinée — me permet de tenir le cap, me faisant souhaiter de mourir un jour comblé de bonheur et en aussi bonne santé que possible pour mon âge : physiquement, mentalement et cognitivement. Voilà, vous avez désormais le programme complet !