Mirabilis, Tymlor

Par Maliae

Résumé : Le soleil se relèvera-t-il un jour ?
Sur l’échafaud, la dernière enchanteresse d’Ilios maudit le royaume et son époux, un roi indigne de ses ambitions qui l’a condamnée à mort. Elle en fait la promesse, le monde sera plongé dans une nuit éternelle. Pire, elle fait de sa descendante la clé de voûte de la malédiction : seule la princesse Mirabilis peut ramener l’astre du jour. Pour cela, elle devra tomber éperdument amoureuse.
Mais les semaines passent et son coeur reste de marbre. Les deux royaumes frontaliers entrent en guerre, les ressources s’amenuisent, les révoltes embrasent les campagnes. Loukas, prince héritier d’Afthonia n’a que d’autre choix que d’ouvrir les négociations pour tenter de sauver ce qu’il reste de son peuple. À la seconde où les futurs souverains se rencontrent, le temps se suspend… mais le soleil ne se lève pas.
La prophétie aurait-elle mal été comprise ? L’enchanteresse avait-elle plusieurs coups d’avance ? Qui y gagne à laisser s’étendre la Nuit Éternelle ? Impossible de continuer à naviguer à l’aveugle au cœur de royaumes au bord du précipice. Et quand les siens la trahissent, Mirabilis doit choisir : survivre ou céder aux sombres volontés de son père.

Avis : La mère de Mirabilis est une Enchanteresse, et elle est tuée par son mari, le roi, le père de Mirabilis, pour cela. Avant de mourir elle lancera une malédiction que Mirabilis sera la seule à pouvoir lever : en tombant sincèrement amoureuse. Alors que le soleil ne se lève plus qu’une heure par jour, les deux royaumes décident de se faire la guerre, et Mirabilis décident d’aider son royaume en tirant des flèches sur ses ennemis, car elle n’arrive pas à aimer quand bien même elle a essayé. De son côté Loukas, le prince du royaume voisin, a un plan pour tuer le père de Mirabilis, faire semblant de demander une trêve. Mais il ne s’attend pas à tomber, non pas sur un héritier, mais sur une héritière. Les dés sont relancés dans cette guerre sans aucun sens.

J’ai beaucoup aimé Mirabilis, quasi immédiatement, elle est une forte tête, aime son peuple, et cherche à le protéger comme elle peut. Elle aime son père même si elle a des joutes avec lui, et elle maudit sa mère pour lui avoir lancé cette malédiction. J’ai eu beaucoup plus de mal avec Loukas qui ramène tout à son pénis ou celui de ses copains dans des blagues vaseuses ou des commentaires misogynes. Le livre est partagé entre les deux points de vue et ma lecture était beaucoup plus ardue quand on se retrouvait dans la tête de ce crétin.

Mirabilis est hyper mal entourée (sauf par Corvin son meilleur ami et Sophia sa femme de chambre), son père lui colle Théobald dans les pattes, le pire de tous, et lui demande de tomber amoureuse de lui (comme si ça se faisait sur commande). Elle va beaucoup souffrir et s’en prendre plein la tronche, au final le royaume ennemi n’est pas ce qu’il y a de plus dangereux pour Mirabilis. La vie n’est pas facile non plus pour Loukas car son père, le roi, le méprise et est alcoolique au point de ne plus savoir gouverner. Il lui rend la vie impossible. Heureusement qu’il a ses amis Ryen et Néro qui le soutiennent.
Bref ils vont se rencontrer, se détester, se balancer des piques et Mirabilis va remettre Loukas à sa place.

Le livre se lit comme du petit lait, il a un côté addictif, et j’ai été furieuse contre beaucoup de personnages pas mal de fois, ce qui me donnait envie de savoir la suite (voir s’ils allaient souffrir). Si l’intrigue tourne beaucoup autour de la malédiction et de la romance, le monde manque un peu de consistance. Au début ça m’a gêné, j’avais l’impression de ne lire que les rencontres de Loukas et Mirabilis, mais après on la droit à beaucoup d’action, de retournement de situation, et donc je me suis laissée prendre au jeu.

C’est une lecture sympa, avec un personnage féminin que j’ai trouvé très attachant, une romance qui s’installe en slow burn mais qui ne m’a guère touché. J’aurais voulu en savoir plus sur la mère de Mirabilis, et qu’on voit plus Corvin car c’était mon personnage chouchou. Il y a quelques incohérences et facilités narratives mais rien de bien graves, le livre en reste intéressant. La fin m’a plu. Et il n’y a pas trop de smut.