"Adorni a présenté sa déclaration et admis
qu'il avait des économies au noir à hauteur de 506.000 dollars",
dit le gros titre
Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Manuel Adorni, le Premier ministre impliqué dans de nombreux scandales de corruption et d’enrichissement personnel, vient enfin, après plusieurs mois, de publier une déclaration de patrimoine corrigée et qui ne tient pas debout.
Elle tient si peu debout que
l’homme a dû expliquer que son épouse et lui avaient fait des
économies au noir avant son entrée en fonction au gouvernement afin
de justifier le patrimoine immobilier très impressionnant dont la
presse a révélé l’existence qui ne figurait pas sur la
déclaration déposée lors de la prise de fonction. Il a aussi fait
valoir qu’il avait eu recours à la loi d’amnistie fiscale qui
permettait aux contribuables de déclarer des revenus ou des biens
qu’ils avaient jusque là « oubliés » (les gens
étourdis, ça existe).
"Adorni affirme qu'il a caché des économies
au noir dans ses déclarations de patrimoine",
dit le gros titre
Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Dans les journaux, personne ne croit à ses explications alambiquées et indignes. Dans les conférences de rédaction, il y a dû y avoir quelques accès de fou rire, on le sent dans les articles.
Bref, Adorni se fiche du monde comme d’habitude !
© Denise Anne Clavilier www.barrio-de-tango.blogspot.com
Pour aller plus loin :
lire l’entrefilet de La Prensa
lire l’article de Clarín
lire l’article de Clarín sur les persiflages de la vice-présidente qui ne croit pas un mot des déclarations du ministre
lire l’article de La Nación
"Un mensonge mondial", dit le gros titre
par allusion à l'ouverture de la Coupe du Monde
Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Ajout du 12 juin 2026 :
lire cet
article de Página/12
qui analyse une incohérence qui aura échappé aux conseillers de
Adorni, à moins qu’ils n’aient pas pu l’éviter
lire cet
article de Clarín
sur la réaction critique de Patricia Bullrich, qui n’est plus à
un lâchage près
lire cet
article de La
Nación
sur la réaction de la justice devant les invraisemblances de la
nouvelle déclaration de patrimoine
lire cet
article de La
Nación
sur la condamnation de Manuel Adorni par Esteban Bullrich (sans lien avec la précédente), homme
politique de droite plutôt dur, maintenant retiré à cause d’une maladie dégénérative
du système nerveux et dont la dignité dans la maladie lui vaut le
respect de tous : « C’est un corrompu. Un point, c’est
tout. »