Ce nouveau domaine skiable n'a pas été facile à concevoir et à aménager, compte tenu de son environnement et de son terrain extrêmement accidentés. Avoriaz est en effet né de la parfaite harmonie entre un concept de station sans voitures, à l'instar de Zermatt (une idée de Vuarnet), et l'intégration harmonieuse de l'architecture aux falaises et au paysage naturel (la vision de Brémond).
Ce dernier refusa de choisir la solution de facilité qu’avaient suivit les stations comme Les Arcs, La Plagne, Flaine ou Le Corbier avec des projets de développement sans imagination et, il faut bien le dire, d'une laideur reflétant un coût bien moindre.
Brémond s'est donc entouré d'une équipe d'architectes créatifs, menée par Jacques Labro, Jean-Jacques Orzoni et Jean-Marc Roques, ce qui a conféré au projet son caractère architectural unique. Compte tenu de sa complexité quand elle fut inaugurée en 1967, la station avait probablement engendré des coûts bien supérieurs aux prévisions.
Au fil de son expansion, le site a évolué vers des bâtiments plus simples et plus faciles à construire. En 1973, Brémond lançait lr concept de résidence touristique « Pierre et Vacances » puis continuait une expansion remarquable à peine freinée par Covid en 2020.
Je n’ai jamais eu de contact personnels avec Gérard Brémond, mais son rôle primordial dans la création d’Avoriaz a positivement influencé ma jeunesse et a largement contribué à bien lancer ma carrière professionnelle. Il est également vrai qu’il laissé dans son sillage des projets de construction intégrés à l'environnement, proches de la nature, et innovants en matière d'hébergement touristique.