Après les Beatles : de la rancœur de John Lennon au refus catégorique de George Harrison

Publié le 02 juillet 2026 par John Lenmac @yellowsubnet

Comment les quatre ex-Beatles ont vécu, chacun à sa manière, la déchirure de 1970 — entre l’interview la plus corrosive de l’histoire du rock, l’apaisement progressif de Lennon et l’opposition inflexible de Harrison à toute idée de réunion


L’image que le grand public conserve des Beatles reste, pour beaucoup, celle d’un groupe joyeux et soudé — celle que projettent leurs films A Hard Day’s Night (1964) et Help! (1965), ou leurs succès en cascade tout au long des années 1960. Cette façade lumineuse masque pourtant des tensions internes réelles, qui s’aggravent sensiblement à partir de 1968 et culminent avec l’annonce de la séparation du groupe en avril 1970. Mais la rupture n’a pas figé les positions de chacun : les quatre musiciens ont, chacun à leur rythme, fait évoluer leur rapport à leur passé commun. John Lennon, en particulier, connaît une trajectoire spectaculaire, de la rancœur la plus brute à une forme d’apaisement nostalgique. George Harrison, à l’inverse, campera sur un refus quasi inébranlable de toute réunion jusqu’à la fin de sa vie. Cet article retrace, sources et citations à l’appui, cette double trajectoire, ainsi que les positions plus conciliantes de Paul McCartney et de Ringo Starr.

Sommaire

  • Une façade harmonieuse, des tensions bien réelles
  • La rupture de 1970 : McCartney annonce, Lennon riposte
  • « Lennon Remembers » : l’interview la plus corrosive de l’histoire du rock
  • De la colère à l’apaisement : le lent réchauffement de Lennon
  • George Harrison : le refus le plus constant du groupe
  • Pourquoi Harrison ne voulait plus jamais revivre la Beatlemania
  • Paul McCartney et Ringo Starr : deux positions plus conciliantes
  • 1980 : la mort de Lennon referme définitivement la porte
  • 1994-1995 : une réunion partielle et posthume avec Anthology
  • Conclusion
  • Questions fréquentes
  • Glossaire des entités citées
  • Sources et références

Une façade harmonieuse, des tensions bien réelles

Musicalement, les Beatles ont su captiver le monde avec un éventail stylistique inédit pour l’époque, du rock’n’roll énergique de leurs débuts aux compositions psychédéliques de la fin de la décennie. Leurs films, produits et distribués à grande échelle, ont contribué à façonner une image de groupe uni, drôle et créatif, loin des conflits internes. Cette perception publique, savamment entretenue par Brian Epstein puis par le service de presse d’Apple Corps, s’est longtemps maintenue en décalage avec la réalité du studio.

Dès la fin des années 1960, cependant, des fissures nettes apparaissent. George Harrison, en quête d’une plus grande autonomie créative, voit régulièrement ses compositions reléguées au second plan sur les albums face aux titres de Lennon et McCartney — une frustration qui s’accentue sensiblement à partir de Revolver (1966). Paul McCartney, de son côté, endosse à partir de 1967 un rôle de leader de facto, à la mort du manager Brian Epstein, ce qui engendre des frictions avec Lennon et Harrison, qui contestent parfois ce qu’ils perçoivent comme une direction trop autoritaire. Ces tensions, largement documentées, atteignent leur paroxysme durant l’enregistrement du « double album blanc » en 1968, où le groupe travaille pour la première fois de façon quasi systématique en sessions séparées.

La rupture de 1970 : McCartney annonce, Lennon riposte

Le 10 avril 1970, Paul McCartney annonce publiquement, via un communiqué de presse accompagnant la sortie de son premier album solo McCartney, qu’il quitte les Beatles. La formule choisie par McCartney laisse entendre que l’initiative de la rupture lui revient — une présentation des faits qui indigne profondément Lennon, qui avait pourtant annoncé son propre départ du groupe en interne dès septembre 1969, sans jamais le rendre public à la demande d’Allen Klein, alors en pleine négociation de contrats pour le groupe.

Un mois plus tard, en mai 1970, Rolling Stone publie une réponse cinglante de Lennon, dans laquelle il rappelle que Harrison et lui-même avaient, eux aussi, quitté le groupe à plusieurs reprises par le passé, et dénonce ce qu’il perçoit comme une récupération médiatique de la part de McCartney. C’est dans ce climat de rancœur ouverte que Jann Wenner, cofondateur du magazine, va solliciter l’interview la plus explosive jamais accordée par un membre des Beatles.

« Lennon Remembers » : l’interview la plus corrosive de l’histoire du rock

Le 8 décembre 1970, dans les bureaux new-yorkais de la société ABKCO d’Allen Klein, John Lennon, accompagné de Yoko Ono, accorde à Jann Wenner un entretien fleuve de plus de 30 000 mots, très largement supérieur en longueur à un entretien musical standard. L’interview est publiée en deux parties, les 21 janvier et 4 février 1971, puis reprise intégralement la même année dans l’ouvrage Lennon Remembers. Dans son introduction à la réédition de 2000, Wenner la décrit comme le moment où, pour la première fois, l’un des Beatles est sorti du conte de fées soigneusement entretenu autour du groupe pour dire la vérité, « débordant d’amertume face à la mythologie édulcorée des Beatles ».

Lennon y multiplie les formules assassines. Interrogé sur le livre Love Me Do! (1963) du journaliste Michael Braun, qui dépeignait un groupe bien moins policé que son image publique, Lennon valide sans détour cette vision :

« C’était un livre vrai. Il a écrit ce que nous étions vraiment, c’est-à-dire des bâtards. On ne peut pas être autre chose dans une situation à ce point sous pression, et on passait nos nerfs sur les gens. Putains de gros bâtards, voilà ce qu’étaient les Beatles. Il faut être un bâtard pour réussir, c’est un fait, et les Beatles sont les plus gros bâtards sur terre. »
— John Lennon, entretien avec Jann Wenner pour Rolling Stone, 8 décembre 1970, publié in Lennon Remembers, 1971

Sur le groupe lui-même et son statut de mythe collectif, Lennon se montre tout aussi tranchant :

« Ça a fini par devenir incontrôlable, et les Beatles ont été la dernière chose, parce que je ne crois plus aux mythes, et les Beatles sont un mythe de plus. Je n’y crois pas. Le rêve est terminé. »
— John Lennon, Lennon Remembers, 1971

L’entretien égratigne au passage plusieurs proches et collaborateurs du groupe, dont George Martin lui-même, ainsi que Bob Dylan (qualifié de « bullshit ») et le groupe Blood, Sweat & Tears. Il y annonce également, sans détour, qu’il n’a aucune intention d’enregistrer de nouveau avec McCartney : « Je ne vais pas enregistrer avec un autre égocentrique. »

Cette sortie publique s’inscrit dans un contexte juridique tendu : le 31 décembre 1970, McCartney engage une action en justice devant la Haute Cour de Londres contre Lennon, Harrison et Starr, pour se dégager de ses obligations contractuelles envers Apple Corps et Allen Klein. La publication de Lennon Remembers ajoute alors, selon les mots mêmes de Wenner, à « l’atmosphère déplaisante entourant la fin du groupe ».

De la colère à l’apaisement : le lent réchauffement de Lennon

Contrairement à l’idée reçue d’une rancœur figée, les positions de Lennon vis-à-vis des Beatles évoluent sensiblement au cours de la décennie suivante. Dès 1975, dans un entretien nettement moins connu que celui de Rolling Stone, Lennon se montre déjà beaucoup plus ambivalent sur l’hypothèse d’un nouveau travail commun :

« C’est étrange, parce qu’à une période, quand on me pose la question, je dis ‘non, jamais, quoi, pourquoi’, et puis il y a eu une période où je me suis dit ‘après tout, pourquoi pas ?’… et au moment où je dis ça, je tourne la page et c’est George qui dit ‘pas moi’. On n’a jamais atteint un moment où chacun d’entre nous le voulait au même instant. »
— John Lennon, entretien de 1975, cité par The Fest for Beatles Fans

C’est cependant au cours de l’année 1980, dans ses tout derniers entretiens, que l’apaisement de Lennon devient le plus manifeste. Dans le long entretien accordé à David Sheff pour Playboy en septembre 1980 (publié en janvier 1981), Lennon revient avec une tonalité beaucoup plus mesurée sur son passé beatle, discutant en détail de chansons précises, de ses regrets d’écriture, et du sens qu’il continue d’accorder à cette période de sa vie. Selon les témoignages recueillis par l’auteur Ken Sharp pour son ouvrage Starting Over (2010), consacré aux sessions de l’album Double Fantasy à l’été et l’automne 1980, Lennon évoquait alors très régulièrement ses anciens camarades, surnommés affectueusement « les Bs » (« The Bs ») par les musiciens de studio.

« Il parlait beaucoup des Beatles pendant les sessions. Il les appelait toujours ‘les Bs’ : ‘Oh, les Bs ont fait ci, les Bs ont fait ça’. Il n’en disait que du bien, avec beaucoup d’affection. »
— Andy Newmark, batteur sur Double Fantasy, cité dans Starting Over de Ken Sharp, 2010

Le tout dernier entretien de sa vie, accordé le 8 décembre 1980 à l’équipe de RKO Radio (Dave Sholin, Laurie Kaye et Ron Hummel) quelques heures avant sa mort, confirme cette tonalité apaisée : Lennon y évoque avec chaleur la genèse de plusieurs chansons des Beatles et le sentiment de fierté qu’il continuait d’éprouver pour certaines réalisations du groupe, tout en assumant pleinement, dans la même période, des jugements très sévères sur d’autres titres qu’il jugeait ratés, comme « Run for Your Life » ou « Good Morning Good Morning ». Cette évolution ne doit donc pas être lue comme un reniement de ses positions de 1970, mais plutôt comme la coexistence, chez Lennon, d’une critique artistique lucide et d’une affection retrouvée pour ses anciens camarades — deux sentiments qui n’ont, semble-t-il, jamais été mutuellement exclusifs chez lui.

George Harrison : le refus le plus constant du groupe

Si Lennon a connu une trajectoire sinueuse, George Harrison, lui, a maintenu une position remarquablement stable sur près de trois décennies : non à toute réunion des Beatles. Dès 1974, alors que le promoteur américain Bill Sargent multiplie les offres financières pour organiser un concert de retrouvailles, Harrison qualifie publiquement la proposition d’« offre malsaine », ajoutant qu’elle « met la pression sur nous » et qu’il n’aime pas cela.

En 1979, dans un entretien resté célèbre, Harrison répond aux attentes des fans avec une ironie mordante :

« Ils ont plein, plein de chansons qu’ils peuvent écouter pour toujours. Mais qu’est-ce qu’ils veulent ? Du sang ? »
— George Harrison, entretien de 1979, cité par American Songwriter

Interrogé la même année sur l’idée de revivre l’expérience des Beatles, Harrison est tout aussi catégorique : « Jamais. Ni dans cette vie, ni dans aucune autre. » En 1986, quelques années après la mort de Lennon, alors qu’on l’interroge sur l’hypothèse d’une réunion partielle des trois membres survivants, il maintient fermement sa position à la télévision :

« Il vaut mieux laisser les choses comme elles sont. Avec tous ces bons souvenirs, et les disques qui sont là. On n’a pas envie de voir trois vieux messieurs clopiner sur scène en prétendant être les Fab Four. »
— George Harrison, entretien télévisé, 1986

La position de Harrison ne s’assouplit qu’à la marge dans les années suivantes. En 1989, répondant publiquement à une suggestion de McCartney souhaitant retravailler avec lui, il tranche : « En ce qui me concerne, il n’y aura pas de réunion des Beatles tant que John restera mort. » Il ajoutera, agacé par la récurrence de ces suggestions médiatiques : « Ça se trouve à chaque fois que Paul a besoin d’un peu de publicité, il annonce à la presse qu’on va se remettre ensemble. Je ne prêterais pas trop attention à ça. »

Pourquoi Harrison ne voulait plus jamais revivre la Beatlemania

Ce refus tient moins à une rancœur personnelle envers ses anciens camarades qu’à une aversion profonde pour l’expérience de la célébrité de masse vécue durant les années de tournées. Harrison a maintes fois exprimé le sentiment d’avoir été, avec les autres Beatles, le réceptacle d’une hystérie collective dont le groupe n’était que le prétexte :

« Ils ont donné leur argent, et ils ont donné leurs cris. Mais les Beatles, en quelque sorte, ont donné leur système nerveux. Le monde s’est servi de nous comme prétexte pour devenir fou, et on nous en a tenus responsables. »
— George Harrison, cité dans 25 George Harrison Quotes, Everyday Power

Ce traumatisme, associé à un tempérament plus introverti et à un intérêt croissant pour la spiritualité indienne, explique la constance de sa position : contrairement à Lennon, qui semble avoir traversé une forme de deuil progressif de son passé beatle, Harrison ne cherche jamais à renouer avec cette période, sinon par la musique elle-même — il continuera d’ailleurs à collaborer ponctuellement avec Ringo Starr, notamment lors du Concert for Bangladesh (1971) et du Prince’s Trust Rock Gala (1987), ainsi qu’avec Paul McCartney à l’occasion du second mariage de Pattie Boyd et Eric Clapton en 1979.

Paul McCartney et Ringo Starr : deux positions plus conciliantes

Entre l’apaisement progressif de Lennon et le refus inflexible de Harrison, Paul McCartney occupe une position plus fluctuante. Dans les années qui suivent la séparation, il se montre régulièrement ouvert, en creux, à l’idée d’une collaboration future — allant jusqu’à déclarer en 1976 que « n’importe quoi peut arriver » —, sans jamais toutefois s’engager plus avant, freiné par les réticences alternées de ses trois anciens camarades. Ringo Starr, de son côté, reste le membre le plus constamment favorable à l’idée de retrouvailles, ayant continué à apparaître ponctuellement sur les albums solo de chacun de ses anciens compagnons tout au long des années 1970.

Ce sont ces divergences persistantes — jamais les quatre en même temps disposés à franchir le pas, selon la formule même employée plus tard par McCartney à propos des multiples offres de réunion des années 1970 — qui expliquent qu’aucune tentative, aussi généreuse fût-elle sur le plan financier, n’ait jamais abouti du vivant de Lennon.

1980 : la mort de Lennon referme définitivement la porte

Le 8 décembre 1980, quelques heures après avoir donné son dernier entretien à l’équipe de RKO Radio, John Lennon est assassiné devant son domicile du Dakota, à New York. Sa mort met un terme brutal et définitif à toute perspective de réunion des quatre musiciens dans leur formation originelle. Elle transforme également, rétrospectivement, la teneur de ses derniers propos publics : les témoignages d’un Lennon apaisé et nostalgique, recueillis dans les semaines précédant sa mort, prennent après coup une résonance particulière pour les trois musiciens survivants comme pour les millions de fans du groupe.

1994-1995 : une réunion partielle et posthume avec Anthology

Il faudra attendre le projet Anthology, initié en 1994, pour assister à la seule forme de réunion effective des Beatles après 1970 — une réunion nécessairement partielle et posthume. McCartney, Harrison et Starr retravaillent alors deux démos inachevées de Lennon, « Free as a Bird » et « Real Love », données par Yoko Ono, pour en faire de nouvelles chansons créditées aux quatre Beatles et publiées en 1995 et 1996. Une troisième démo, « Now and Then », ne sera finalisée et publiée qu’en 2023, grâce aux technologies de séparation audio par intelligence artificielle. Harrison, qui avait mis tant d’années à refuser toute réunion du vivant de Lennon, accepte alors de participer à ce projet posthume — une décision que plusieurs biographes attribuent en partie à des difficultés financières consécutives à l’effondrement de sa société de production Handmade Films en 1991.

Conclusion

L’histoire des Beatles après 1970 dément la légende d’un groupe qui aurait vécu sa création dans une harmonie continue jusqu’à la rupture. Elle révèle au contraire quatre trajectoires individuelles bien distinctes : celle d’un John Lennon passé de la rage la plus brute à une nostalgie assumée, celle d’un George Harrison inflexible jusqu’à la fin des années 1980, celle d’un Paul McCartney oscillant entre ouverture et prudence, et celle d’un Ringo Starr resté le plus constamment disponible. Cette divergence permanente des positions individuelles — jamais alignées au même moment — explique, mieux que n’importe quelle théorie du complot ou offre financière refusée, pourquoi les Beatles ne se sont jamais reformés sur scène. Elle rappelle aussi que la légende d’un groupe, aussi idéalisée soit-elle par le public, se construit toujours sur des équilibres humains fragiles — et que ces équilibres continuent d’évoluer bien après que les projecteurs se sont éteints.

Questions fréquentes

Qu’a dit exactement John Lennon sur les Beatles en 1970 ?

Dans l’entretien accordé à Jann Wenner pour Rolling Stone le 8 décembre 1970, publié sous le titre Lennon Remembers, Lennon a notamment déclaré que « les Beatles sont les plus gros bâtards sur terre » et que « le rêve est terminé ».

John Lennon a-t-il changé d’avis sur les Beatles avant sa mort ?

Oui : dès 1975 il se montre plus ambivalent, et en 1980, dans ses derniers entretiens (Playboy, RKO Radio) et selon les témoignages des sessions de Double Fantasy, il évoque ses anciens camarades avec une affection assumée, surnommés « les Bs ».

Pourquoi George Harrison refusait-il toute réunion des Beatles ?

Harrison associait le groupe à une expérience traumatisante de célébrité de masse durant les tournées des années 1960, et craignait qu’une réunion ne soit motivée que par des intérêts financiers ou médiatiques plutôt que par un désir artistique sincère.

George Harrison a-t-il totalement exclu toute réunion ?

Sa position s’est révélée quasiment inébranlable de 1974 à 1989 au moins, avec des formules comme « jamais, ni dans cette vie ni dans aucune autre ». Il n’a accepté une forme de réunion posthume qu’en 1994, pour le projet Anthology.

Les Beatles se sont-ils reformés après 1970 ?

Jamais dans leur formation originelle sur scène. La seule réunion effective, partielle et posthume, a eu lieu en studio en 1994-1995 pour le projet Anthology, avec deux démos inachevées de Lennon retravaillées par McCartney, Harrison et Starr.

Pourquoi Paul McCartney a-t-il été accusé d’avoir provoqué la séparation ?

Parce que c’est lui qui a annoncé publiquement la rupture le 10 avril 1970, en marge de la sortie de son premier album solo — une présentation des faits qui a profondément indigné Lennon, qui avait annoncé son propre départ en interne dès septembre 1969.

Que sont devenues les démos inédites de John Lennon ?

Trois démos ont été retravaillées par les Beatles survivants : « Free as a Bird » et « Real Love », publiées en 1995-1996, et « Now and Then », restée inachevée jusqu’à sa publication en 2023 grâce à des technologies de séparation audio par IA.

Glossaire des entités citées

Entité Description

Jann Wenner Cofondateur et rédacteur en chef de Rolling Stone, auteur de l’interview « Lennon Remembers » (décembre 1970).

Lennon Remembers Ouvrage de 1971 reprenant l’intégralité de l’entretien de Lennon avec Jann Wenner, l’un des documents les plus cités sur la séparation des Beatles.

Allen Klein Homme d’affaires américain, manager controversé des Beatles (à l’exception de McCartney) à partir de 1969.

David Sheff Journaliste américain, auteur du dernier grand entretien de John Lennon pour Playboy (septembre 1980).

Ken Sharp Auteur américain de l’ouvrage Starting Over (2010), retraçant les sessions de l’album Double Fantasy.

Anthology Projet documentaire, discographique et éditorial des Beatles survivants, lancé en 1994, incluant la reprise de démos inédites de Lennon.

Handmade Films Société de production cinématographique fondée par George Harrison, dont l’effondrement en 1991 a fragilisé sa situation financière.

Sources et références

  • John Lennon, entretien avec Jann Wenner pour Rolling Stone, 8 décembre 1970, publié in Lennon Remembers, 1971 (réédition Verso Books, 2000).
  • « Lennon Remembers », Wikipédia (édition anglophone).
  • « John Lennon: The Rolling Stone Interview, Part One & Two », Rolling Stone.
  • John Lennon, entretien avec David Sheff, Playboy, septembre 1980 (publié janvier 1981).
  • Ken Sharp, Starting Over: The Making of John Lennon and Yoko Ono’s Double Fantasy, 2010.
  • Elliot Mintz, We All Shine On: John, Yoko, and Me, 2024.
  • John Lennon, entretien de 1975, cité par The Fest for Beatles Fans, « In their own words: were The Beatles ever ready to reunite? ».
  • George Harrison, cité dans The Beatles: Off The Record 2, Keith Badman, 2009.
  • George Harrison, propos de 1979, cités par American Songwriter.
  • George Harrison, entretien télévisé de 1986 et déclaration de 1989, cités sur The Beatles Bible (forum).
  • « Break-up of the Beatles », Wikipédia (édition anglophone).