Les États-Unis avaient 250 ans samedi dernier.
De jeunes bébés.
Et ça veut faire la leçon au monde entier.
Trop chaud, évanouissements, malaises multiples. Puis, orages électriques et pluie annoncés, ce qui mettait les vies en danger. Mais comme le pédoprésident est irresponsable, il a fait fi de tout ça et forcé tout le monde à revenir pour qu'on écoute ses conneries. Mettant la vie des loyalistes MAGA, en danger. Son discours a dû être lu sur téléprompteur parce que le vieux monsieur ne tient plus la route. Il a dit 151 fois le mot "flag" a présenté quelques vétérans pour saluer les différentes variations du drapeau au travers des 250 ans, et il a dit 49 fois le mot communisme, qui semble la nouvelle distraction des Dossiers Epstein dans lesquels il est aussi subtil qu'Obélix dans la potion magique ou qu'un boeuf dans une litière à chats.
Quelques jours avant, (ou étais-ce aussi samedi ?) un parachutiste, à l'image de l'administration en place, s'écrasait dans la foule à l'atterrissage, sans faire de blessé(e)s sérieux. Mais ça représentait bien ces crétins en poste. Quelques jours avant, sur deux jours différents, et là, on ne montrait pas la foule parce qu'elle était à la fois famélique et chahuteuse, Todd Blanche, l'escroc qui garde la clé dans les dossiers Epstein, et Pete Hegseth, Hillbilly burgerboy, se faisaient enterrer par les insultes et les bruits de sirènes, les forçant à hurler leurs propos, et dans le cas d'Hegseth a faire semblant que ça ne lui faisait rien alors qu'il se serait visiblement battu si les caméras ne filmaient pas. Il disait se nourrir des cris des "ingrats" qui le dynamiseraient, prétend-il. Explose donc, Pete.
Puisque justice est parfois poétique, ce qui allait suivre serait délicieusement ahurissant. Un quatuor de blancs, deux femmes et deux hommes, tous blancs comme des bancs de neige de décembre, chantaient September, de la formation Earth, Wind & Fire, composée en 1978 par Maurice, Fred et Verdine White, Phillip Bailey, Johnny Graham, Al MacKay, Larry Dunn, Ralph Johnson, Rahmlee Micheal Davis, Micheal Harris, Louis Satterfield, Andrew Woolfolk et Tom "Tom Tom 84" Washington.
13 humains à la peau noire...
Laissez digérer cette information.
4 blancs chantaient à un public majoritairement raciste (autour de 10 000 personnes et non le 150 000 annoncés par le vieux menteur). un morceau créée par des artistes noirs. Et quand la météo s'est gâtée et que Fox a vite annoncé d'aller se réfugier, ces gens se sont réfugiés (et ça ne s'invente pas...) DANS LE MUSÉE DE L'HISTOIRE DES NOIRS.
N'est-ce pas ça l'essentiel de votre pornographie mentale ?
Ça j'adhère. Ce message. Rien d'autre.
Un discours unificateur ? Bien sur que non. Il a brandi l'épouvantail d'un communisme qui ne s'applique pas aux Démocrates comme il le voudrait. Bien sur que OUI, sleepy Don s'est aussi endormi en plein feux d'artifices.
En somme, ce quart de siècle célébré dans le chaos et toujours drapé dans le déni, résume à lui seul le paradoxe Étatsunien. Entre une organisation défaillante, filou, cupide et régressive, et un public forcé de s'abriter dans le temple d'une histoire qu'il rejette et veut réviser, la poésie du réel a frappé fort. Les feux d'artifices ont été si excessifs qu'on n'y voyaient que ce que voient les purs MAGA; de la fumée. La pluie donnait l'impression que les 4 pères fondateurs du Mont Rushmore pleuraient la journée. Face à un pouvoir vieillissant qui brandit de vieux démons pour masquer ses propres dérives, le véritable message d'unité n'est pas venu du podium.
Mais de cette ironie divine qu'ils ont été forcés de subir.
Pendant ce temps, le bon peuple des É-U n'arrive pas à payer son essences, ses médicaments, ses épiceries.
Et les gens près du gouvernement d'enrichissent.
Comme dans les bonnes républiques de bananes.
Je vous reparlerai d'ici la fin de la semaine de l'escroquerie bien transparente associée à cette soirée minable qui aurait dû être grandiose. On vit la fraude en direct. C'est sous nos yeux. C'est tant de bullshit qu'on arrive plus à suivre. C'est si dommage.