L’EXERCICE, plus fort que les hormones de stress ?

Publié le 12 juillet 2026 par Santelog @santelog

Peut-on vaincre les hormones du stress par l’exercice ? Cet essai clinique, mené par une équipe de l’Université de Pittsburgh et de l’Institut de recherche AdventHealth, apporte en effet de nouvelles preuves qu’une activité aérobique régulière entraîne une réduction à long terme du cortisol, l’hormone du stress. Ces conclusions, documentées dans le Journal of Sport and Health Science, réaffirment l’exercice comme une thérapie simple, de première intention, contre le stress psychologique.

Le cortisol est la principale hormone du stress ; il intervient dans de nombreuses fonctions, notamment le métabolisme, l’immunité, le sommeil, la mémoire et la régulation de l’humeur. Des taux élevés de cortisol sont également associés aux maladies cardiaques, aux troubles métaboliques et aux problèmes de santé mentale.

L’étude, un essai clinique randomisé mené sur 1 année, examine les effets à long terme de l’exercice aérobique sur la biologie du stress et des émotions. Précisément, l’équipe de recherche a regardé, chez 130 participants, âgés de 26 à 58 ans, comment le respect des recommandations en matière d’activité physique de l’American Heart Association (AHA) pouvait influencer les indicateurs biologiques du stress, en s’intéressant particulièrement au cortisol, principale hormone du stress. Les participants ont été répartis en 2 groupes :

  1. le premier pratiquant 150 minutes d’activité aérobique d’intensité modérée à vigoureuse chaque semaine pendant un an,
  2. le second recevant des informations générales sur un mode de vie sain mais sans modification particulière du niveau d’activité physique.

Tout au long de l’année, les chercheurs ont suivi l’évolution de la capacité cardiorespiratoire, du taux de cortisol et de plusieurs autres indicateurs du stress et des émotions grâce à l’imagerie cérébrale et à d’autres techniques de pointe. Ces analyses révèlent :

  • une réduction significative du taux de cortisol à long terme chez les participants du groupe « exercice physique » ;

  • au-delà de ce critère principal, l’exercice physique confirme son effet « ralentissement » du vieillissement cérébral.

L’un des auteurs principaux, le Dr Gianaros note : « L’effet de l’exercice physique sur les taux de cortisol à long terme pourrait être l’un des mécanismes des bienfaits de l’activité physique, qui protège contre plusieurs maladies et certains troubles de santé mentale ».

Quelles implications ? Cet essai est unique car aucune étude n’avait jusque-là examiné l’exercice physique et les indicateurs de stress sur une période d’un an. Une activité physique régulière, telle que recommandée par les directives de santé, pourrait donc constituer une stratégie comportementale simple et de première intention, mais efficace, pour atténuer les effets néfastes du stress et améliorer la qualité de vie.

On retiendra donc que « 150 minutes d’activité physique par semaine peuvent être bénéfiques à la résilience mentale comme à la santé globale ».

Source: Journal of Sport and Health Science 17 March, 2026 DOI: 10.1016/j.jshs.2026.101135 Effects of a year-long aerobic exercise intervention on neuroendocrine, autonomic, and neural correlates of stress, emotion, and cardiovascular disease risk in midlife adults

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Équipe de rédaction Santélog Juil 12, 2026Admin