Journapalm 2517

Par Gui10sto
Certains matins de juillet, tandis qu’une brise légère gonfle le simple drap de son lit et la tire d’un sommeil éthéré, son esprit s’échappe toutes voiles dehors vers le nord lointain.
Elle marche pieds nus sur une plage de sable noir. Les embruns l’enivrent et les grains de basalte viennent griffer ses chevilles. Une machine rouillée et cubique repose à proximité, à moitié enfouie dans cette mer sombre, les vagues peu regardantes poursuivent leur entreprise millénaire d’érosion lente.
Alors elle se lève, marche jusqu’à se fenêtre : en bas, des troupes de homards bipèdes se goinfrent de glaces.