Les Autres (& MacKenzie)

Publié le 02 août 2026 par Hunterjones
MacKenzie Tuttle à l'âge ma conjointe. Mais pas le portefeuille. Elle est née en avril 1970, en Californie (ma blonde en juin, la même année) et adorait écrire dès son plus jeune âge. À 6 ans, elle aurait écrit un livre de 142 pages qui aurait été détruit par une inondation, mais qui l'avait endurcie, la forçant à recommencer au complet. Elle a nôtre âge, c'était ou écrit à la main, ou tapé à la machine à écrire par ses parents. Un des deux. Pas d'ordi ou de sauvegarde en 1976. Son père était planificateur financier à son propre compte, ce qui compte son facteur de risque. Pendant que MacKenzie brille comme première de classe au pensionnat, papa fait une super faillite qui leur fait tout perdre. Ils déménageront en Floride. Elle reste brillante à l'école et sera boursière pour continuer ses études à la prestigieuse Université de Princeton. Même boursière, les finances sont maigres. Un prêt personnel de la part du père d'une amie la sauve de défauts de paiements pour rester à Princeton. Elle y étudiera les lettres, avec entre autres, l'auteure Toni Morrison, grande écrivaine Étatsunienne, première femme à la peau noire à remporter le Prix Nobel de Littérature, en 1993. Des années plus tard, Morrison dira d'elle qu'elle était une de ses élèves les plus brillantes dans ses cours de création littéraires. Elle gradue en Anglais en 1992, la même année que moi. Qui n'aurait jamais l'ombre de l'ombre de son portefeuille. Après l'école, elle déménage à New York où Morisson, se rappelant d'elle vivement la fera travailler auprès d'elle. Comme assistante de recherche pour ses écrits. MacKenzie travaille aussi, en parallèle, dans une maison de gestion de fonds, dans le secteur financier. Pour joindre les deux bouts. C'est un certain Jeff Bezos qui lui fait passer l'entrevue pour l'engager dans cette firme de gestion, et les deux tombent vite en amour. Deux ans après leur première rencontre, elle accepte de le conduire en voiture de New York à Seatlle, afin que Jeff, sur la banquette arrière, révise ses nombreux papiers de présentations et ce qu'il a sur ordinateur, son plan d'affaires qu'il veut lancer et qui deviendra Amazon. MacKenzie en sera la première comptable. Elle signe les chèques, négocie les premiers contrats, est partout impliquée dans les premiers pas d'Amazon. Mais plus la compagnie grossit, plus elle s'en éloigne. Avec Jeff, ils auront 3 enfants, dont le premier nait en 2000, 3 gars et adopteront une fille d'origine chinoise. Elle se concentre sur leur saine éducation. Mais écrit toujours. Comme moi, tous les jours. Pendant près de 10 ans, elle écrit son premier roman. Elle se choisit le pseudonyme de Scott pour ne pas être associée à la femme de l'autre. Elle raconte l'histoire d'une famille qui se fissure suite à un tremblement de terre, à Sacramento. Un peu presque son histoire diront certain(e)s. Son second roman sera publié, en 2013. Elle se donne beaucoup pour les autres et fais le voeu de donner de son vivant, le plus de sa richesse possible, selon l'intelligente observations qu'on est riche si on dépense sa richesse, pas si on l'empile et meurt dessus/dessous. Son couple meurt par la grandeur. Amazon devient géant mondial, Bezos devient vipère qui en demande toujours plus, MacKenzie ne s'y retrouve plus.
 En janvier 2019, le couple annonce leur divorce après 25 ans de mariage. Elle restera encore plus largement loin des projecteurs que Jeff pourchasse. Elle recevra 4% des revenus de profits d'Amazon, ayant contribuée à sa naissance. Juste ça, le rend multimillionnaire. Milliardaire même. La compagnie fait alors 37 milliards de chiffre d'affaires. Ça lui en donne 1 milliard 480 millions. Elle ne fait jamais de conférence de presse quand elle donne, ce qu'elle fait extraordinairement généreusement presqu'à temps plein. Depuis, elle a donné 17 milliards à plus de 116 organisations et fin 2020 seulement, année de dure pandémie, elle a donné plus de 6 milliards en distributions charitables. Sans jamais le crier sur les perrons. Comme Prince le faisait en cachette. Mais en plus riche encore. Et comme ça couvre la période honteuse des passages présidentiels de l'erreur humaine au pouvoir, elle a donné davantage que les deux mandats du pedoprésident actuel. Son approche de la philanthropie est différente de celle des autres. Auxquel(le)s, elle pense beaucoup. Pour joindre ses fondations, rien de compliqué, jamais, dans les inscriptions. Aucune obligations, jamais, volontarisme. Jamais de publicité outre que le bouche à oreille. À la fin de l'an dernier, après une année de désespoir à la gouvernance des États-Unis, ce seront plus de 26 milliards qu'elle aura donné aux autres. Auxquel(le)s elle pense plus qu'à elle. Elle misé sur les institutions d'éducation sous financées, les communautés noires et étrangères sous financées aussi dans leurs activités et rouages. Dans les banques alimentaires. Dans l'accès à l'achat de maisons abordables. Elle a investit dans les remboursements de dette médicales. Elle ne porte pas de cape ni de jupette, mais c'est une super héroïne. 

Une vraie.

Comme son ancien partenaire de vie, elle a construit un monde autour duquel ses valeurs personnelles profondes sont honorées. Mais assez contraire à ce qu'on voit de l'homme d'affaires.

Parfois le plus grand héritage qu'on peut laisser n'est pas seulement ce qu'on se bâtit pour soi, mais ce qu'on bâtit pour les autres. Ce qu'oublient certains politicien(ne)s.

Par sa générosité historique, elle fait figure de sainte, s'est imposée avec une charmante discrétion et est lumière salvatrice dans un pays de plus en sombre, jour après jour, qui manque d'empathie comme elle en a naturellement. 

Le système actuel protège les prédateurs sexuels et s'apparente beaucoup aux rats.

Là où elle, inspire l'éléphant (dans la pièce) un animal reconnu pour son altruisme, son soutien envers les membres les plus vulnérables de sa communauté. Ses dons massifs suggèrent aussi le poids de l'animal dans le pays de l'oncle Sam, si mis à mal. 

Pour longtemps encore.