Le Brésil enregistre une nouvelle baisse spectaculaire de la déforestation. Entre août 2025 et juillet 2026, les zones placées sous alerte de déforestation en Amazonie ont reculé de 36 %, à 2 874,38 km². Il s’agit du niveau le plus faible depuis le début de cette série de mesures en 2016 et d’un résultat inférieur de 55,6 % à la moyenne des dix dernières années.
La tendance dépasse l’Amazonie. Dans le Cerrado, les alertes ont diminué de 7,8 %, à 5 119,46 km². Les données consolidées montrent également des reculs de 34,3 % dans la Caatinga, de 15,32 % dans la Mata Atlântica et de 41,7 % dans le Pampa.
Pour Luiz Inácio Lula da Silva, ces chiffres représentent un succès politique important. Depuis son retour au pouvoir en 2023, son gouvernement a renforcé les contrôles environnementaux, facilité les sanctions contre les responsables de déforestation et limité leur accès au crédit public. La déforestation amazonienne avait déjà été réduite d’environ moitié sous son mandat.
Le bilan reste toutefois contesté sur certains dossiers. Lula fait face aux pressions d’un Congrès favorable à l’agrobusiness et aux critiques concernant certains projets pétroliers ou d’infrastructures susceptibles d’affecter l’Amazonie. À l’approche de l’élection présidentielle de 2026, cette nouvelle baisse permet néanmoins au gouvernement de mettre en avant l’un des résultats les plus visibles de sa politique environnementale.