L’Alternative pour l’Allemagne poursuit sa progression dans l’est du pays avant les prochaines élections régionales. Le parti est crédité d’environ 41 % des intentions de vote en Saxe-Anhalt et de 36 % en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale.
Cette dynamique s’appuie sur un sentiment persistant de déclassement. Plusieurs régions orientales sont confrontées au vieillissement de la population, au départ des jeunes, à des salaires inférieurs à ceux de l’ouest et à une réduction des services publics.
L’AfD promet de rompre avec les politiques fédérales sur l’immigration, l’énergie et l’Union européenne. Des économistes préviennent toutefois que certaines de ses propositions pourraient fragiliser davantage ces territoires, notamment en réduisant l’accès à la main-d’œuvre étrangère et aux marchés européens.
Une étude estime que l’application de ce programme pourrait coûter jusqu’à 1 600 euros par habitant et menacer environ 10 000 emplois en Saxe-Anhalt. Ces avertissements ne semblent pas encore enrayer la progression du parti. Pour ses adversaires, l’enjeu sera de répondre aux difficultés économiques concrètes qui alimentent ce vote.