Pyramide de la progression dans le chi cong et le tai chi chuan

Par Plumesolidaire

COMMENTAIRE

Cette approche est une réflexion personnelle. Elle est fondée sur le désir d’élévation de l’esprit.

Elle ne comporte pas de jugement concernant le niveau de pratique de chaque pratiquant. Chacun(e) participe selon ses motivations, ses capacités, ses disponibilités et sa volonté.

Dans cette présentation, je distingue trois principales étapes d’évolution :

  • L’apprentissage et la pratique avancée du chi cong et du tai chi chuan (niveaux I à III).
  • La formation au tai chi chuan art martial (niveau IV).
  • Les deux derniers niveaux sont présentés parce qu’ils expriment mon propre cheminement vers la spiritualité.

Chaque niveau est indépendant des autres niveaux : un pratiquant a le droit de se satisfaire du premier niveau sans vouloir s’investir dans les niveaux suivants.

Il en est de même a fortiori des trois étapes d’évolution.

Concernant la méditation (niveau V), je dois préciser que c’est avec Meijin Jean Chalamon[1], le Grand Maître de mon école de tai chi, que j’ai découvert la méditation[2].

La première séquence du cours, appelée "échauffement", n’est pas représentée dans cette progression parce ce que j’ai considéré qu’il s’agit d’une préparation au niveau I. Elle a cependant toute son importance sur le plan physique (assouplissements, étirements, musculation…), énergétique (auto massage), et psychologique (concentration et brève méditation).

  1. Le premier niveau répond à une demande commune de recherche de bien-être (imiter, reproduire les gestes). C’est une pratique externe de préservation de la santé ; qui satisfait aussi une attente de socialisation.
    Les pratiquants du tai chi peuvent s’initier aux enchaînements d’épée et aux éventails (simple ou double).

     
  2. Ce niveau satisfait les mêmes attentes. C’est une pratique externe qui porte une attention particulière à la précision des mouvements (correction, justesse, fluidité…), à l’importance du travail du bassin, à la positions des pieds. La mémorisation des enchaînements est indispensable pour la poursuite de la progression.
     
  3. Ce niveau atteste d’une pratique plus "avancée" - du chi cong et - du tai chi, qui concerne la circulation du chi. La progression, est le résultat d’un travail individuel d’approfondissement interne de la coordination du geste et de la respiration par le Yi (l’intention). L’accent est mis sur les sensations internes ; l’adoption de la bonne posture, la stabilité de l’équilibre, la circularité des gestes, la concentration sur la respiration (normale, inversée si possible) et le Tan Tien inférieur ; ainsi que sur l'harmonie avec le groupe pendant le déroulement des enchaînements.
     
  4.  Ce niveau s’acquiert dans les écoles d’arts martiaux : discipline, respect, concentration, travail personnel…
    C’est une école de la vie collective qui comporte des périodes de formation (weekends, stages).

La finalité d’une école d’arts martiaux est la formation aux techniques martiales et au combat.

Elle se caractérise par l’entraînement à ces techniques ; la progression, sanctionnée par des grades et officialisée par une cérémonie de remise de diplôme ; une hiérarchie (Maître, professeurs…), des codes (salut, tenue vestimentaire, position seiza) …

La pratique associe :

  • L’énergie interne et l’énergie externe (" l’esprit de la Voie ") : l’énergie interne (Yin-Terre / Yang-Ciel) et la puissance physique
  • L’unité du corps et de l’esprit : maîtrise du corps (souplesse, rapidité, précision, contrôle, force, souffle…), et du mental (calme et fermeté, concentration, intention/Yi)
  • Les techniques martiales
  1. Elévation de l’esprit
    Le choix de la méditation assise est un moyen d’approcher l’unité de l’individu et de l’Univers; à travers:
    - l'harmonie de soi avec les autres formes d'existence (vivantes et naturelles)
    - la meilleure connaissance de soi pour mieux avancer sur le chemin de la sagesse et de la joie intérieure. 

     
  2. Méditation en action

L’idée directrice est de mettre en pratique les principes et les valeurs dispensés dans les enseignements, dans la vie courante (famille, cercles d’amis, vie sociale) :
- générosité, altruisme
- partage et transmission
- application des préceptes de la communauté d’appartenance spirituelle.

 

[1] 10e Dan, Commandeur de la Légion d’Honneur (2023) - Le titre honorifique de Meijin (名人) signifie « grand maître », « homme brillant » ou « être d'exception » au Japon. Il désigne une personne qui a atteint le sommet absolu dans un art, un sport traditionnel ou un art martial par une vie entière de dévouement.

[2] Selon Jean, l’activité physique et technique ne doit pas être dissociée du travail énergétique et de la spiritualité. Tout cela doit être mené de front, ensemble. Car il ne s’agit pas seulement d’élever le niveau technique du pratiquant, mais aussi de son évolution dans la totalité de son être. Tout ce qui constitue l’ensemble de l’être humain doit être pris en compte : le corps physique, le corps technique, le corps énergétique, le corps émotionnel, le corps mental, le corps intellectuel, le corps spirituel.

Si la technique peut être acquise en quelques années, la maîtrise de l’énergie interne, des émotions, du mental, de l’intellect et de la spiritualité, requiert beaucoup plus de temps encore. Le développement de ces différents corps est donc indispensable. On doit veiller particulièrement à leur harmonie afin que ces corps s’influencent mutuellement les uns les autres jusqu’à leur épanouissement maximum, vers un idéal humain.

Source : http://kktc.free.fr/index.php?static5/hanshi-chalamon

CHICONG et TAICHI : LES FREINS DANS LA PROGRESSION CHEZ LES PRATIQUANTS-TES
- AGE(E)S

  • L'attention (écoute et compréhension des consignes du professeur) et la concentration (l'attention durable)
  • L'observation du modèle et la recherche du mouvement juste (correction)
  • La mémoire : l’application des consignes du professeur dans les cours suivants, mémorisation des enchaînements
  • L’image corporelle (la représentation mentale spatiale du corps) ; elle nécessite un regard extérieur (le professeur, ou un miroir) pour pratiquer correctement un geste (précision, fluidité, vitesse…)
    Le pratiquant est convaincu que par ses efforts son mouvement est juste.
  • La difficulté à suivre le rythme du groupe (la musique, et les pratiquants en première ligne)
  • L’absence de pratique individuelle en dehors des cours
  • L'usure du corps : les problèmes articulaires par exemple peuvent constituer un frein à la juste réalisation d'un mouvement (rester debout sans plier les genoux)

NB : ces freins concernent un groupe de pratiquants âgés ; mais les plus jeunes générations ne sont pas exemptes de tout ou partie d'entre eux.

COMMENTAIRE

Cette approche est une réflexion personnelle. Elle est fondée sur le désir d’élévation de l’esprit.

Elle ne comporte pas de jugement concernant le niveau de pratique de chaque pratiquant. Chacun(e) participe selon ses motivations, ses capacités, ses disponibilités et sa volonté.

Dans cette présentation, je distingue trois principales étapes d’évolution :

  • L’apprentissage et la pratique avancée du chi cong et du tai chi chuan (niveaux I à III).
  • La formation au tai chi chuan art martial (niveau IV).
  • Les deux derniers niveaux sont présentés parce qu’ils expriment mon propre cheminement vers la spiritualité.

Chaque niveau est indépendant des autres niveaux : un pratiquant a le droit de se satisfaire du premier niveau sans vouloir s’investir dans les niveaux suivants.

Il en est de même a fortiori des trois étapes d’évolution.

Concernant la méditation (niveau V), je dois préciser que c’est avec Meijin Jean Chalamon[1], le Grand Maître de mon école de tai chi, que j’ai découvert la méditation[2].

La première séquence du cours, appelée "échauffement", n’est pas représentée dans cette progression parce ce que j’ai considéré qu’il s’agit d’une préparation au niveau I. Elle a cependant toute son importance sur le plan physique (assouplissements, étirements, musculation…), énergétique (auto massage), et psychologique (concentration et brève méditation).

  1. Le premier niveau répond à une demande commune de recherche de bien-être (imiter, reproduire les gestes). C’est une pratique externe de préservation de la santé ; qui satisfait aussi une attente de socialisation.
    Les pratiquants du tai chi peuvent s’initier aux enchaînements d’épée et aux éventails (simple ou double).

     
  2. Ce niveau satisfait les mêmes attentes. C’est une pratique externe qui porte une attention particulière à la précision des mouvements (correction, justesse, fluidité…), à l’importance du travail du bassin, à la positions des pieds. La mémorisation des enchaînements est indispensable pour la poursuite de la progression.
     
  3. Ce niveau atteste d’une pratique plus "avancée" - du chi cong et - du tai chi, qui concerne la circulation du chi. La progression, est le résultat d’un travail individuel d’approfondissement interne de la coordination du geste et de la respiration par le Yi (l’intention). L’accent est mis sur les sensations internes ; l’adoption de la bonne posture, la stabilité de l’équilibre, la circularité des gestes, la concentration sur la respiration (normale, inversée si possible) et le Tan Tien inférieur ; ainsi que sur l'harmonie avec le groupe pendant le déroulement des enchaînements.
     
  4.  Ce niveau s’acquiert dans les écoles d’arts martiaux : discipline, respect, concentration, travail personnel…
    C’est une école de la vie collective qui comporte des périodes de formation (weekends, stages).

La finalité d’une école d’arts martiaux est la formation aux techniques martiales et au combat.

Elle se caractérise par l’entraînement à ces techniques ; la progression, sanctionnée par des grades et officialisée par une cérémonie de remise de diplôme ; une hiérarchie (Maître, professeurs…), des codes (salut, tenue vestimentaire, position seiza) …

La pratique associe :

  • L’énergie interne et l’énergie externe (" l’esprit de la Voie ") : l’énergie interne (Yin-Terre / Yang-Ciel) et la puissance physique
  • L’unité du corps et de l’esprit : maîtrise du corps (souplesse, rapidité, précision, contrôle, force, souffle…), et du mental (calme et fermeté, concentration, intention/Yi)
  • Les techniques martiales
  1. Elévation de l’esprit
    Le choix de la méditation assise est un moyen d’approcher l’unité de l’individu et de l’Univers; à travers:
    - l'harmonie de soi avec les autres formes d'existence (vivantes et naturelles)
    - la meilleure connaissance de soi pour mieux avancer sur le chemin de la sagesse et de la joie intérieure. 

     
  2. Méditation en action

L’idée directrice est de mettre en pratique les principes et les valeurs dispensés dans les enseignements, dans la vie courante (famille, cercles d’amis, vie sociale) :
- générosité, altruisme
- partage et transmission
- application des préceptes de la communauté d’appartenance spirituelle.

 

[1] 10e Dan, Commandeur de la Légion d’Honneur (2023) - Le titre honorifique de Meijin (名人) signifie « grand maître », « homme brillant » ou « être d'exception » au Japon. Il désigne une personne qui a atteint le sommet absolu dans un art, un sport traditionnel ou un art martial par une vie entière de dévouement.

[2] Selon Jean, l’activité physique et technique ne doit pas être dissociée du travail énergétique et de la spiritualité. Tout cela doit être mené de front, ensemble. Car il ne s’agit pas seulement d’élever le niveau technique du pratiquant, mais aussi de son évolution dans la totalité de son être. Tout ce qui constitue l’ensemble de l’être humain doit être pris en compte : le corps physique, le corps technique, le corps énergétique, le corps émotionnel, le corps mental, le corps intellectuel, le corps spirituel.

Si la technique peut être acquise en quelques années, la maîtrise de l’énergie interne, des émotions, du mental, de l’intellect et de la spiritualité, requiert beaucoup plus de temps encore. Le développement de ces différents corps est donc indispensable. On doit veiller particulièrement à leur harmonie afin que ces corps s’influencent mutuellement les uns les autres jusqu’à leur épanouissement maximum, vers un idéal humain.

Source : http://kktc.free.fr/index.php?static5/hanshi-chalamon

CHICONG et TAICHI : LES FREINS DANS LA PROGRESSION CHEZ LES PRATIQUANTS-TES
- AGE(E)S

  • L'attention (écoute et compréhension des consignes du professeur) et la concentration (l'attention durable)
  • L'observation du modèle et la recherche du mouvement juste (correction)
  • La mémoire : l’application des consignes du professeur dans les cours suivants, mémorisation des enchaînements
  • L’image corporelle (la représentation mentale spatiale du corps) ; elle nécessite un regard extérieur (le professeur, ou un miroir) pour pratiquer correctement un geste (précision, fluidité, vitesse…)
    Le pratiquant est convaincu que par ses efforts son mouvement est juste.
  • La difficulté à suivre le rythme du groupe (la musique, et les pratiquants en première ligne)
  • L’absence de pratique individuelle en dehors des cours
  • L'usure du corps : les problèmes articulaires par exemple peuvent constituer un frein à la juste réalisation d'un mouvement (rester debout sans plier les genoux)

NB : ces freins concernent un groupe de pratiquants âgés ; mais les plus jeunes générations ne sont pas exemptes de tout ou partie d'entre eux.