À moins d’un mois des élections législatives suédoises, le centre gauche conserve son avance mais la droite gouvernementale revient progressivement dans la course. Un nouveau sondage Demoskop place le bloc d’opposition à 50,6 %, contre 46,9 % pour le camp soutenant le Premier ministre Ulf Kristersson.
L’écart reste significatif mais s’est resserré depuis le début de l’été. Les sociaux-démocrates de Magdalena Andersson arrivent largement en tête avec 30,2 %, tandis que les Modérés du Premier ministre sont crédités de 16,8 %. Les Démocrates de Suède, formation nationaliste qui soutient le gouvernement sans y participer directement, recueillent environ 20,2 %.
Le principal danger pour la droite se situe ailleurs : les Libéraux, membres de la coalition, ne recueillent que 2,4 %, très loin du seuil de 4 % nécessaire pour conserver des députés. Leur disparition du Parlement pourrait rendre mathématiquement impossible une majorité de droite, même avec un bon résultat des Démocrates de Suède.
Le scrutin du 13 septembre se jouera notamment sur le coût de la vie, l’immigration, la criminalité, l’énergie et la sécurité. Une victoire de Magdalena Andersson entraînerait probablement davantage de dépenses sociales, mais pas nécessairement un bouleversement des politiques suédoises sur l’OTAN, l’Ukraine ou même l’immigration. La droite revient, mais elle manque toujours d’un partenaire suffisamment fort pour garantir sa survie.