Il y a neuf ans, je découvrais le duo américain Visible Cloaks. C’était en décembre 2017, soit plusieurs mois après la sortie de leur album Reassemblage. Oui, allez savoir pourquoi mais il aura fallu que j’attende qu’ils publient un EP, Lex, pour me mettre à l’écoute de leurs deux œuvres. Reassemblage puis Lex m’ont immédiatement transporté à l’autre bout du monde, mais pas de l’autre côté de l’Atlantique, non. En effet, les inspirations de Visible Cloaks sont moins tournées vers l’occident que l’extrême orient, en particulier le Japon. En 2019, ils collaboreront justement avec Yoshio Ojima et Satsuki Shibano pour serenitatem, dont les huit compositions ont été enregistrées à Tokyo.
Il y a quelques semaines, Spencer Doran et Ryan Carlile sont revenus à nouveau réunis grâce à Paradessence, avec la présence de Ojima et Shibano sur deux des quatorze nouvelles créations. Le titre est la collusion des mots paradoxal et essence d’après Alex Shankar dont l’exemple est le café, désiré parce qu’il est à la fois relaxant et stimulant. On retrouve également Motion Graphics sur « Disque » (il était déjà présent sur « Terrazzo » de Reassemblage), ainsi que la Française Félicia Atkinson et la Roumaine Ioana Șelaru. Vous vous demandez d’où vient le Componium Ensemble ? Eh bien il s’agit tout simplement d’un hétéronyme de Spencer Doran pour son projet de logiciel d’instruments qui jouent seuls une musique de chambre indéterminée.
Paradessence ma fait le même effet que mes découvertes de leur musique en décembre 2017… et est déjà l’un des mes coups de cœur 2026 !
(in Heepro Music, le 17/08/2026)
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