À Qusra, la crise actuelle ne commence pas avec le siège de plusieurs maisons cette semaine. Des familles palestiniennes expliquent subir depuis plusieurs mois des violences répétées attribuées à des colons israéliens, dans une zone où la pression sur les terres s’est fortement intensifiée.
Marmar Ouda affirme avoir dû entourer sa maison de barrières métalliques et installer des barreaux aux fenêtres. Cinq mois plus tôt, son neveu a été tué et son frère blessé par balle lors d’un incident impliquant un colon. Un suspect, également réserviste de l’armée, avait été arrêté selon la presse israélienne, mais Reuters n’a pas pu déterminer si des poursuites avaient ensuite été engagées. Ouda assure que les attaques ont continué malgré ses plaintes.
D’autres habitants racontent avoir quitté leur logement après des intrusions violentes. Selon des données de l’ONU citées par Reuters, plus de 2 200 Palestiniens avaient été déplacés en 2026 à la fin juin en raison des violences de colons et de restrictions d’accès. Israël affirme avoir déployé des soldats à Qusra pour protéger les habitants et maintenir l’ordre.
Le dossier prend maintenant une dimension diplomatique. Même Washington demande à Benjamin Netanyahu de condamner les violences. Qusra devient ainsi le symbole d’un problème que les incidents successifs ne permettent plus de présenter comme une succession d’actes isolés.