Nous sommes tous prisonniers du même bol de toilettes.
Écoutons un de ses plus gros étrons flottants, Pete Hegseth:
"Nous faisons de mauvaises choses parce que depuis trop longtemps, des mauvaises personnes ont fait de mauvaises choses contre des bonnes personnes. À l'intérieur même des États-Unis et en Amérique du Sud jusqu'en Amérique Centrale, right ? (...) Les bonnes personnes, ce sont nous !"
Oh que non, Pete. Rarely were.
Années 50:
On a fait ça comme les "bonnes personnes" devraient se comportent, n'est-ce pas ?
20 ans plus tard, années 70:
Chili. Salvador Allende est voté démocratiquement sous des promesses "vicieusement" socialistes, comme nationaliser certains domaines afin que l'argent des profits chiliens reviennent aux Chiliens. Ouh! que c'est vilain n'est-ce pas ? Faire bénéficier les humains locaux. C'était vilain oui, pour vous savez qui ? Les riches propriétaires de mines là-bas qui étaient...ah ben dis donc!...des Étatsuniens. On voulait une part du gâteau creusé sur son territoire. Chucuimata, The Kenneth Copper Corporation et International Telephone & Telegraph étaient les trois plus riches du Chili, et tous appartenant, aux États-Unis.
Vous remarquez un schéma narratif ?
Ces histoires ne sont pas uniques. Dans le "good guy stuff" il y a les multiples sanctions dans le monde, comme on le fait présentement en essayant de faire supplier (ou crever) Cuba. En plus de financer la violence comme en Palestine. Pour le contrôle géopolitique et économique. Le contrôle économique des produits des autres. Comme en Iran présentement. Gentiment. En "bon".
Brésil. Panama, Nicaragua, Colombie, on s'y est tous ingéré pour mieux les voler.
Et au Venezuela on a carrément kidnappé leur bandit pour mieux pirater à sa place.
Parlant de crapules, Hugo Chavez s'y classait bien. Mais une rare bonne chose qu'il a fait a été de nationaliser le pétrole pour son pays, le Venezuela alors. C'est ce que les É-U veulent "corriger".
Le tiers des ressources budgétaires des États-Unis est ainsi pillé à l'étranger. Et si ces pays réussissaient à se débarrasser du dollar des États-Unis dans leur pays, et faisaient affaires ailleurs, en majorité, comme on tente de maintenant le faire, l'économie des É-U s'effondrerait.
Ce qui est encore possible.
Imposer des sanctions, les empêcher de bien vivre, les rendre dépendants du dollar des États-Unis, les affamer, les obliger à supplier, les torturer, les intimider, les éliminer du monde des vivants, c'est aussi dans le registre de ce que font les bonnes personnes. Et je ne vous parles même pas de Ronald Reagan et de l'affaire des Contra.
Ni de Khadaffi, ni de Saddam. Deux monstres avalés par plus monstrueux.
Monstrueuses "bonnes" personnes.
Il a signé du même coup, la mort des États-Unis dans le monde.
Dans la même soupe: La Russie, Israël, les États-Unis, l'Arabie Saoudite (tous bien représentés dans des dossiers criminellement pas encore complètement publiques) et la Corée du Nord. Indigeste.
À vous de décider où les États-Unis se trouvent dans ce monde devenu binaire, entre bons et méchants. Choisissant la Chine, la Corée du Nord, Israël, la Russie et voulant intimider le Mexique, le Canada, le Danemark, la France, l'Espagne.
Bons ou méchants, peu importe votre camp: quand la chasse d'eau passera, l'eau sale emportera tout ce monde.
Qui se pense bon.
Sans en comprendre le monde, Sans en comprendre le ton.