Donald Tusk avertit que la Russie pourrait intensifier ses actions contre les points de passage reliant l’Ukraine aux pays européens. Le Premier ministre polonais demande à Varsovie et à ses voisins de se préparer à différents scénarios dans les prochains mois.
Son avertissement intervient après une attaque de drones sur un poste-frontière entre l’Ukraine et la Moldavie, qui a fait deux morts. Tusk affirme également qu’une menace directe contre un passage entre la Pologne et l’Ukraine a été évitée grâce à la coopération des services polonais et ukrainiens.
Le chef du gouvernement polonais dit disposer d’informations précises communiquées par la CIA sur de possibles événements à venir le long du flanc oriental de l’Europe.
Ces déclarations doivent être présentées pour ce qu’elles sont : une évaluation et un avertissement des autorités polonaises. Elles ne prouvent pas qu’une attaque russe précise est déjà décidée ou programmée.
La logique évoquée par Varsovie est néanmoins claire. Les passages frontaliers sont essentiels au commerce ukrainien, aux livraisons humanitaires et à une partie du soutien militaire occidental.
Les frapper ou les perturber pourrait donc avoir un effet économique et logistique important sans nécessairement prendre la forme d’une attaque militaire classique contre un pays de l’OTAN.
C’est précisément cette zone grise qui inquiète les gouvernements d’Europe de l’Est : drones, sabotage, cyberattaques et incidents frontaliers peuvent exercer une pression réelle tout en compliquant la décision sur le niveau de riposte.