L’ANC porte devant la justice électorale le sort de 181 candidatures non enregistrées pour les municipales du 4 novembre. Le parti conteste la décision de la Commission électorale après des difficultés lors du dépôt numérique des listes dans six municipalités. Il ne dispose pas, à ce stade, d’une décision rétablissant les candidats concernés.
Le recours porte sur 130 candidatures à la représentation proportionnelle et 51 dans les circonscriptions locales. L’ANC soutient que les informations avaient été saisies avant l’expiration du délai, mais que la procédure n’avait pas été correctement finalisée. Cette version est au cœur du contentieux ; elle ne démontre pas, à elle seule, une défaillance imputable à la Commission.
Le dossier a pris une nouvelle dimension le 10 septembre. L’ANC a annoncé qu’il s’opposerait à la demande de la Democratic Alliance d’intervenir dans la procédure. Le parti estime que la Commission électorale peut défendre elle-même sa décision devant le tribunal.
L’enjeu est très concret. Si le recours échoue, l’ANC pourrait ne pas présenter de candidat dans certaines circonscriptions touchées, même en disposant localement de soutiens. À l’inverse, une réintégration soulèverait la question du traitement des dépôts arrivés au terme de la même échéance. Les juges devront trancher sur les règles et les preuves de transmission, pas sur le poids politique des formations concernées.
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