La Suède vote dimanche 13 septembre dans une élection où la principale rupture pourrait ne pas être le nom du Premier ministre, mais l’entrée éventuelle des Démocrates de Suède au gouvernement.
Depuis 2022, le parti nationaliste soutient la coalition d’Ulf Kristersson depuis l’extérieur. Il a obtenu une influence importante sur l’immigration, la criminalité et plusieurs politiques sociales sans disposer directement de ministres.
Cette fois, le Premier ministre sortant s’est dit prêt à intégrer le parti au cabinet si le bloc de droite conserve le pouvoir. Les Démocrates de Suède demandent eux-mêmes des portefeuilles ministériels et ne veulent plus rester uniquement un partenaire parlementaire.
Face à eux, le bloc de centre gauche conduit par Magdalena Andersson conserve un léger avantage dans plusieurs sondages. Une enquête publiée vendredi le place à 50,8 % contre 47,6 % pour la droite.
Mais les deux camps connaissent des fragilités internes. À gauche, le Parti du Centre et le Parti de gauche s’opposent sur plusieurs sujets économiques. À droite, une forte progression des Démocrates de Suède pourrait modifier l’équilibre de pouvoir avec les Modérés.
L’enjeu dépasse donc une simple alternance. Une entrée officielle de l’extrême droite au gouvernement constituerait une nouvelle étape dans la transformation du système politique suédois.
Depuis quatre ans, plusieurs idées portées autrefois uniquement par les Démocrates de Suède ont déjà été intégrées aux politiques publiques. Obtenir des ministères signifierait cette fois passer de l’influence indirecte à la responsabilité gouvernementale directe.
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