Quatre ans après Fragments, qui m’avait clairement réconcilié avec lui, Bonobo revient avec Distance In Static, un nouvel album qui fait, encore une fois, la part belle à des invitées de marque : Arooj Aftab, Nicole Miglis (Hundred Waters), Joy Crookes, Nilüfer Yanya, Aanya Martin, Ichiko Aoba et Kanako Yamamoto viennent chacune apporter leur touche personnelle à l’univers du compositeur et producteur anglais Simon Green.
Loin des débuts en 2000 avec Animal Magic, réédité par Ninja Tune qui allait devenir sa maison de disques dès l’album suivant Dial ‘M’ For Monkey, les derniers albums de Bonobo gardent des touches bien identifiables au style posé et ambient de Simon Green, tout en y incorporant des textures nouvelles, et des paroles en anglais bien sûr mais également en japonais et en ourdou.
Après avoir beaucoup écouté Fragments depuis sa sortie, je constate avec bonheur qu’il y a à la fois une continuité présente sur Distance In Static et une rupture également. Par exemple, la tonalité est moins enjouée, mais tout aussi chaleureuse, à l’instar des deux couvertures qui semblent se démarquer l’une de l’autre tout en donnant une impression de se répondre.
Il m’est encore tôt pour tirer des conclusions sur ces quatorze nouvelles compositions. Pour autant, une chose est déjà certaine : j’écoute déjà beaucoup l’album, alors qu’il vient à peine de sortir. Et puis nous sommes en septembre et je n’ai toujours pas d’album préféré : serait-il possible qu’il devienne mon chouchou cette année ? Il en a les qualités en tout cas.
(in Heepro Music, le 14/09/2026)
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