AeroMorning — John Smith — 16 septembre 2026
La Force aérienne d’autodéfense japonaise a confirmé la perte d’un RQ‑4B Global Hawk après disparition de sa trace radar au‑dessus de la mer du Japon le 15 septembre. Le troisième communiqué officiel, publié le 16 septembre 2026 par l’état‑major de la JASDF, précise la chronologie suivante : décollage de Misawa vers 10 h 20, difficulté de connexion avec les équipements de communication vers 12 h 55, perte de la trace radar à 12 h 58 à environ 50 km au large de Tottori. Des débris ont été repérés par un hélicoptère des garde‑côtes à 14 h 19, confirmés ensuite par des moyens aériens JASDF. À 19 h 50, l’écrasement a été officiellement confirmé. La cause demeure inconnue et fait l’objet d’une enquête. Aucune atteinte extérieure n’était signalée à minuit le 16 septembre. L’appareil, identifié publiquement comme le RQ‑4B 23‑6003, était l’un des trois Global Hawk japonais ; la flotte passe donc à deux exemplaires.
Un long historique d’accidents
Dix pertes d’appareils de la famille Global Hawk ont été recensées depuis 1999, couvrant des RQ‑4A de développement, des RQ‑4B opérationnels, l’EQ‑4B de relais de communications et le démonstrateur BAMS‑D de l’US Navy. Exemples marquants :
1) 29 mars 1999, RQ‑4A 95‑2002 : perte lors du développement à China Lake, cause publique non déterminée avec certitude.
2) 30 décembre 2001, RQ‑4A 98‑2005 : départ en vrille après défaillance structurelle de l’empennage en V droit, aucune récupération possible.
3) 10 juillet 2002, RQ‑4A 98‑2004 : panne moteur catastrophique attribuée à un injecteur de carburant, crash en zone inhabitée.
4) 20 août 2011, EQ‑4B 04‑2017 : perte du contrôle des ailerons liée à un connecteur électrique partiellement désengagé, Afghanistan.
5) 11 juin 2012, RQ‑4A BAMS‑D : crash près de Patuxent River lors d’un vol d’essai, cause publique non définitive.
6) 21 juin 2017, RQ‑4B : données de navigation erronées, profil de vol anormal puis rupture en vol près de Lone Pine, Californie.
7) 26 juin 2018, RQ‑4B 09‑2041 : fuite d’huile due à une conduite fissurée, arrêt moteur, amerrissage délibéré au large de l’Espagne.
8) 20 juin 2019, RQ‑4A BAMS‑D : abattu par un missile iranien au‑dessus du détroit d’Ormuz ; perte par action hostile, non comparable à un accident.
9) 6 août 2021, RQ‑4B : erreurs de séquence de récupération et de sélection de commandes, crash près de Grand Forks.
10) 15 septembre 2026, RQ‑4B JASDF : séquence confirmée par la JASDF, cause en cours d’enquête.
Comparaison avec l’aviation commerciale
Selon une analyse du Congressional Research Service basée sur les données du U.S. Air Force Safety Center (FY1998–FY2021), le RQ‑4 totalise 311 280 heures de vol, 9 accidents de classe A et 7 destructions, soit 2,89 accidents de classe A et 2,25 appareils détruits pour 100 000 heures de vol. Cela correspond à environ une destruction pour 44 400 heures. Pour 2025, Boeing recense 78,3 millions d’heures de vol commerciales à réaction et 6 pertes de cellule, soit environ 7,66 × 10⁻⁸ par heure, l’équivalent d’une perte pour 13,05 millions d’heures. Le taux historique de destruction du RQ‑4 ressort ainsi à environ 294 fois le taux mondial de pertes de cellule des jets commerciaux en 2025. En normalisant par la distance parcourue avec des vitesses représentatives (574 km/h pour le RQ‑4 et 800 km/h pour un jet commercial), l’écart approche 409 fois. Ces comparaisons doivent être lues avec prudence : le jeu de données RQ‑4 inclut les années de développement et s’arrête à FY2021, et l’abattage de 2019 est exclu des pertes accidentelles. Reste que, au 16 septembre 2026, dix pertes d’appareils de la famille Global Hawk sont connues, dont une par action hostile, et la cause de la perte japonaise 23‑6003 n’est pas encore établie.
Veuillez laisser ce champ videAbonnez-vous à notre newsletter
Nous ne vous enverrons jamais de spam ni ne partagerons votre adresse électronique.
Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.