Roberto Mancini a choisi une méthode radicale pour lancer son deuxième passage à la tête de l’Italie. Le sélectionneur a convoqué un groupe élargi de 34 joueurs pour les prochains matchs de Ligue des nations, avec neuf éléments qui n’ont encore jamais porté le maillot de la Nazionale au niveau senior. La décision traduit l’ampleur de la reconstruction après un nouvel échec en qualifications : l’Italie a manqué la Coupe du monde 2026, son troisième Mondial consécutif absent après 2018 et 2022.
Parmi les nouveaux appelés figurent notamment Michael Kayode, le défenseur de Monza Eddy Kouadio, Samuele Inacio et Mohamed Ali Zoma. Mancini veut voir beaucoup de joueurs en peu de temps et élargir la concurrence dans toutes les lignes. Le sélectionneur n’hésite pas non plus à laisser de côté certains noms installés. Mateo Retegui, pourtant auteur d’un début de saison productif en Arabie saoudite, ne fait pas partie de ce premier groupe.
Le contexte italien rend ce chantier particulièrement sensible. Après l’échec du Mondial, la Fédération a traversé un été mouvementé et Mancini a été rappelé pour stabiliser la sélection. Son premier mandat avait été marqué par le titre à l’Euro 2020, mais aussi par l’échec de qualification pour le Mondial 2022. Cette fois, le défi est de construire une équipe capable de sortir durablement de la spirale des éliminations et de retrouver une identité compétitive.
L’Italie commencera sa Ligue des nations contre la Belgique à Rome le 25 septembre avant d’affronter la Turquie puis la France. Avec 34 joueurs, Mancini s’offre un large laboratoire pour ces premières semaines. Les neuf nouveaux n’ont pas tous vocation à s’installer immédiatement, mais leur présence envoie un message net aux cadres : après trois Coupes du monde manquées de suite, aucune place ne peut être considérée comme acquise.