Les électeurs marocains sont appelés aux urnes ce mercredi 23 septembre pour renouveler les 395 sièges de la Chambre des représentants. Plus de 15,8 millions de personnes figurent sur les listes électorales. La campagne s’est achevée dans un contexte marqué par les questions d’emploi, de pouvoir d’achat, d’accès aux soins et à l’éducation, mais aussi par une forte interrogation sur la participation politique des jeunes. Aucun résultat ne peut être anticipé avant le dépouillement et la publication des chiffres officiels.
Le scrutin réunit un grand nombre de formations politiques. Les présentations de campagne relayées avant le vote font état de 27 partis en compétition, tandis que le portail officiel marocain recense 28 partis en incluant une coalition constituée spécialement pour cette élection ainsi que des listes indépendantes. Au total, les candidatures se répartissent entre circonscriptions locales et régionales, ces dernières comprenant des sièges réservés aux femmes. Plusieurs députés sortants tentent également de conserver leur mandat.
L’un des indicateurs les plus commentés concerne la place des jeunes dans le corps électoral. Les 18-24 ans représentent environ 4 % des personnes inscrites, alors que cette classe d’âge pèse davantage dans la population réelle. Cette sous-représentation alimente le débat sur la distance entre une partie de la jeunesse et les institutions politiques. Le chômage des jeunes, les perspectives économiques et les attentes liées aux services publics ont occupé une place importante dans les semaines précédant le vote.
Le scrutin doit maintenant suivre son calendrier électoral normal : vote, dépouillement, centralisation puis proclamation des résultats. Au Maroc, la composition de la Chambre des représentants détermine l’équilibre parlementaire qui servira de base à la prochaine séquence gouvernementale, dans le cadre institutionnel du royaume. Les chiffres de participation, en particulier chez les plus jeunes, seront donc observés aussi attentivement que la répartition finale des sièges.