Apprendre en apprenant (Troisième partie)

Publié le 25 septembre 2026 par Go11
Quand j'étais jeune, l'un des éléments qui m'a beaucoup aidé à apprendre à converser en anglais et en allemand fut l'usage de l'alcool pour « délier ma langue » et me permettre une forme d'improvisation. Aujourd'hui, j'aimerais adopter une alternative bien moins invasive et non toxique — contrairement aux drogues ou à l'alcool — pour atteindre un état de relaxation maximale et d'absence de peur.

Cela permettrait aux mots et aux phrases de jaillir plus librement et naturellement de mon subconscient (nourri, par exemple, par mes leçons quotidiennes, mes lectures ou les podcasts que j'écoute en espagnol). Il est indéniable que la consommation d'alcool a souvent fait partie de ma jeunesse et de mes premières expériences. 

Bien que cette pratique ne m'ait rien apporté sur le plan des connaissances linguistiques, elle réduisait temporairement cette censure interne qui m'empêchait d'accéder aux connaissances déjà accumulées. Cette distinction est importante. Les recherches montrent systématiquement que l'anxiété est associée à de moins bonnes performances dans une langue étrangère. 

J'ai pris connaissance d'une analyse portant sur plus de 10 000 apprenants, qui a mis en évidence une corrélation négative à ce sujet. La question qui se pose désormais est la suivante : peut-on reproduire cet effet de « langue déliée » sans recourir à des stimulants comme l'alcool ? J'espère que oui et je pense que c'est tout à fait possible, et qu’entre autres moyens, ma pratique actuelle de la méditation pourrait constituer un excellent point de départ. 

Appelons cela une « routine de désinhibition pour l'espagnol » ! L'objectif n’est bien évidemment pas d'atteindre une relaxation totale synonyme de somnolence ou de passivité, mais plutôt un état plus subtil : une attention détendue, une autocritique fortement réduite et la pleine liberté d'improviser. 

En d'autres termes, nous voudrions que notre esprit conscient cesse de se demander sans cesse : « Est-ce le bon temps ? Est-ce le bon mot ? Suis-je en train de faire une erreur ? », pour laisser plutôt les connaissances accumulées grâce à nos lectures et nos écoutes émerger et s'exprimer librement au fil de la conversation ! 

Dans le prochain article, nous verrons comment élaborer une méthode pour y parvenir...