Des négociateurs américains et iraniens examinent une formule progressive pour tenter de sortir de l’affrontement autour du détroit d’Ormuz, selon plusieurs sources citées par Reuters le 24 septembre. Le schéma discuté prévoirait des étapes successives plutôt qu’un règlement global immédiat, avec comme objectif de restaurer la circulation maritime et de réduire progressivement les mesures économiques appliquées par Washington.
Parmi les éléments envisagés figure une réouverture complète du détroit par l’Iran en échange d’un allègement de la pression économique américaine. Les discussions pourraient également inclure un accès à une partie des avoirs iraniens gelés. Ces pistes restent cependant des éléments de négociation : elles ne constituent ni un accord signé ni une garantie sur le calendrier de mise en œuvre.
La principale difficulté concerne l’ordre des gestes. Téhéran veut des mesures concrètes avant de renoncer à certains leviers, tandis que Washington cherche des garanties sur la navigation et le respect des engagements iraniens. Le détroit d’Ormuz est central pour les flux mondiaux d’hydrocarbures, ce qui donne à toute évolution du dossier une portée économique largement supérieure à la seule relation bilatérale.
Le format par étapes vise précisément à contourner l’absence de confiance entre les deux parties : une mesure vérifiable pourrait être suivie d’une contrepartie, puis d’une nouvelle phase. Mais les obstacles politiques et sécuritaires restent importants, et plusieurs tentatives antérieures ont buté sur la séquence des concessions. La nouveauté du 24 septembre est donc l’existence de discussions structurées sur cette architecture, pas la conclusion d’un règlement.