Union européenne : Xenia Fedorova dans le viseur pour manipulation de l’information

Publié le 26 septembre 2026 par Stedathe

L’Union européenne a adopté des mesures restrictives contre Xenia Fedorova, ancienne présidente et directrice de l’information de RT France. Le Conseil de l’UE justifie cette décision par son rôle présumé dans des activités de manipulation de l’information et d’ingérence liées aux actions hybrides de la Russie.

Dans sa décision du 24 septembre, le Conseil décrit Xenia Fedorova comme une personnalité médiatique russe ayant participé à la mise en œuvre et à la diffusion de la ligne éditoriale de RT France. Les autorités européennes lui reprochent ensuite d’avoir continué, après la suspension de RT dans l’Union, à relayer dans des médias français des récits qu’elles considèrent comme alignés sur ceux promus par les autorités russes, notamment sur la guerre en Ukraine, l’OTAN et le soutien européen à Kyiv.

Les sanctions européennes comprennent un gel des avoirs. Les citoyens et entreprises de l’Union ne peuvent pas mettre de fonds ou de ressources économiques à sa disposition. Une interdiction de voyage lui interdit également d’entrer sur le territoire de l’UE ou d’y transiter. La France avait déjà pris des mesures nationales à son encontre en juillet 2026, et Paris a publiquement salué leur extension au niveau européen.

Les formulations utilisées pour motiver l’inscription sont celles du Conseil de l’Union européenne et du gouvernement français. Elles doivent être présentées comme des appréciations officielles ayant fondé une décision de sanctions, et non comme une qualification indépendante de ses intentions. L’inscription sur une liste de mesures restrictives est par ailleurs distincte d’une condamnation pénale prononcée par un tribunal.

Cette décision s’inscrit dans le régime européen consacré aux activités déstabilisatrices attribuées à la Russie. Elle illustre l’usage croissant de sanctions individuelles contre des acteurs médiatiques ou politiques que l’UE considère impliqués dans des opérations d’influence, parallèlement aux sanctions économiques et diplomatiques déjà en vigueur.