Lula interdit les paris en ligne et annonce un plan sur les dettes

Publié le 28 septembre 2026 par Stedathe

Luiz Inácio Lula da Silva a engagé un virage majeur dans la politique brésilienne des jeux d’argent. Le président a annoncé le 25 septembre l’interdiction des opérations de paris en ligne, moins de deux ans après la mise en place d’un cadre autorisant le secteur à fonctionner légalement dans le pays.

La décision prend la forme d’une mesure provisoire applicable immédiatement. Pour rester en vigueur, elle devra toutefois être approuvée par le Congrès dans un délai de 120 jours. Les opérateurs doivent laisser aux utilisateurs la possibilité de récupérer leurs fonds jusqu’au 5 octobre, avant un blocage annoncé des sites par les magasins d’applications et les fournisseurs de réseau à partir du 6 octobre, selon Reuters.

Le gouvernement présente le dossier comme une question de finances familiales et de santé publique. Le ministère des Finances estime que les ménages brésiliens dépensent environ 60 milliards de reais par an dans les paris en ligne. Les représentants du secteur contestent l’interdiction et soutiennent qu’elle risque de déplacer une partie des joueurs vers des plateformes illégales.

Un nouveau mécanisme pour les dettes des ménages

Lula a parallèlement annoncé une initiative destinée à réduire le poids des créances en retard. Le gouvernement prévoit une enchère en novembre pour racheter jusqu’à 150 milliards de reais de prêts défaillants, avec une enveloppe publique de 15 milliards de reais et des décotes annoncées d’au moins 90 %. Les ménages concernés pourraient ensuite régler leurs obligations sur la base de la valeur réduite.

Ces annonces interviennent à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle du 4 octobre. Elles sont donc devenues un sujet central de la campagne et ont suscité des critiques de l’opposition. Leur portée électorale ne peut cependant pas être déduite de leur seule annonce : l’interdiction devra encore passer l’étape du Congrès et le programme de dette devra être mis en œuvre selon le calendrier présenté par l’exécutif.