Sénatoriales 2026 : le RN et ses alliés en position de former un groupe

Publié le 28 septembre 2026 par Stedathe

Le renouvellement sénatorial du 27 septembre 2026 ne renverse pas les rapports de force au Palais du Luxembourg, mais il fait entrer de nouvelles formations dans une configuration jusque-là inédite. Sur les 348 sièges du Sénat, 178 étaient remis en jeu. La droite et le centre conservent la première place, même si leurs principaux groupes devraient perdre quelques sièges.

Le changement le plus visible concerne le Rassemblement national et ses alliés. D’après la projection publiée par Public Sénat dimanche soir, les élus RN, UDR et autres sénateurs classés à l’extrême droite devraient être au minimum quatorze. Ce niveau permet la constitution d’un groupe parlementaire, alors que ces élus n’étaient que quatre avant le scrutin et siégeaient parmi les non-inscrits.

La photographie reste toutefois provisoire. Les groupes ont jusqu’au 5 octobre pour déposer leur composition, et plusieurs rattachements peuvent encore évoluer. Public Sénat estimait parallèlement le groupe Les Républicains entre 124 et 126 membres et l’Union centriste entre 56 et 58, ce qui laisse la majorité sénatoriale de droite et du centre largement en tête.

LFI entre pour la première fois au Sénat

Le scrutin marque aussi une première pour La France insoumise. Le mouvement décroche deux sièges : Gabriel Amard est élu dans le Rhône et Marc Péré en Haute-Garonne à la tête d’une liste LFI-EELV-Génération.s. Jusqu’ici, aucun sénateur insoumis ne siégeait au Palais du Luxembourg.

Avec seulement deux élus, LFI ne peut pas constituer son propre groupe, le seuil étant fixé à dix sénateurs. Les discussions sur les apparentements vont donc compter dans la lecture définitive des nouveaux équilibres. Le résultat du 27 septembre confirme surtout une continuité de la majorité sénatoriale tout en élargissant la représentation de forces jusque-là absentes de la chambre haute.