Égypte : Madbouly et la Banque centrale se penchent sur les réserves et l’inflation

Publié le 28 septembre 2026 par Stedathe

Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly et le gouverneur de la Banque centrale, Hassan Abdalla, ont consacré une réunion le 27 septembre aux principaux équilibres monétaires du pays : disponibilité des devises, niveau des réserves, inflation et approvisionnement en produits stratégiques. La rencontre s’inscrit dans le suivi du programme de transformation économique présenté par le gouvernement.

Selon le compte rendu officiel, les deux responsables ont examiné les flux de devises entrant dans le système bancaire et la capacité des réserves à soutenir les besoins liés aux marchandises stratégiques. L’exécutif met en avant la stabilité financière et monétaire comme une condition de la poursuite des réformes, dans une économie où les variations du taux de change et les prix restent des sujets directement sensibles pour les ménages et les entreprises.

Les transferts des Égyptiens vivant à l’étranger constituent l’un des indicateurs mis en avant. Entre janvier et juillet 2026, ils ont atteint environ 29,7 milliards de dollars, soit une progression de 28,1 % par rapport aux quelque 23,2 milliards enregistrés sur la même période précédente. Pour le seul mois de juillet, ces envois ont représenté environ 4,5 milliards de dollars, en hausse d’environ 20 %.

Cette progression renforce l’offre de devises, mais elle ne résume pas à elle seule la situation économique. La trajectoire de l’inflation dépend aussi des prix intérieurs, des importations, du crédit, de la politique monétaire et de l’évolution du taux de change. De même, l’existence de réserves suffisantes pour financer des produits stratégiques ne signifie pas que toutes les tensions sur les prix ou l’accès aux devises ont disparu.

La réunion montre surtout les priorités immédiates de coordination entre le gouvernement et la Banque centrale : préserver les flux en devises, maintenir la capacité d’importation et contenir les pressions inflationnistes. Les prochains indicateurs de prix, de réserves et de change permettront d’évaluer si l’amélioration des entrées de devises se traduit durablement dans l’économie réelle.