Le mouvement de blocage de lycées a pris une dimension politique nationale le 28 septembre. Plusieurs établissements, notamment en Île-de-France, ont été touchés par des mobilisations réclamant davantage de moyens, le remplacement des enseignants absents et de meilleures conditions d’étude. Des incidents ont également été signalés aux abords de certains lycées.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a accusé des élus de La France insoumise d’entretenir une « surenchère irresponsable » en appelant à étendre les blocages. Il a distingué les revendications scolaires, qu’il dit vouloir entendre, des violences et dégradations constatées dans certains établissements.
Jean-Luc Mélenchon a répondu en accusant le gouvernement d’avoir choisi la « répression » face au mouvement. D’autres responsables insoumis ont également critiqué l’intervention des forces de l’ordre, tandis que le ministère de l’Éducation et le ministère de l’Intérieur ont indiqué que les forces de sécurité interviendraient en cas de blocage total ou de violences.
Le désaccord porte donc à la fois sur les revendications des élèves, la gestion de l’ordre public et le rôle des responsables politiques dans l’extension de la mobilisation. Les positions attribuées aux différents camps relèvent de leurs déclarations publiques et ne permettent pas, à elles seules, d’établir une responsabilité unique dans les incidents observés.