Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a réaffirmé devant l’Assemblée générale des Nations unies la position de Moscou en faveur de la création d’un État palestinien. Dans son intervention du 26 septembre, il a déclaré que le moment était venu de garantir cet établissement sur la base des cadres internationaux et des résolutions pertinentes de l’ONU.
Lavrov a également alerté sur la situation en Cisjordanie occupée, en mettant en cause l’expansion des activités de colonisation israéliennes. Il a critiqué les difficultés entourant la mise en œuvre du plan de paix pour Gaza soutenu par le Conseil de sécurité et affirmé que la Russie restait disponible pour travailler avec différents acteurs internationaux.
Cette déclaration ne constitue pas un changement soudain de doctrine russe. Moscou défend depuis longtemps une solution à deux États et a régulièrement soutenu la création d’un État palestinien souverain dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, vivant aux côtés d’Israël dans la paix et la sécurité.
Le message de Lavrov intervient dans une séquence diplomatique où plusieurs dirigeants utilisent la tribune de l’ONU pour remettre la question palestinienne au centre des discussions. Les positions divergent cependant sur les moyens d’atteindre un accord durable, les conditions de sécurité et le calendrier politique.
Présenter cette intervention comme une reconnaissance entièrement nouvelle serait donc inexact. La Russie avait déjà reconnu l’État palestinien à l’époque soviétique et maintient cette ligne depuis. La nouveauté réside surtout dans l’insistance de Lavrov, à l’Assemblée générale 2026, sur le fait que l’application concrète de cette solution ne devrait plus être repoussée.