Journapalm 2598

Par Gui10sto
Nous voilà lancés vers des terres rougeoyantes
à bord d’une vieille Mercedes brinquebalante
nos mains sèches s’écaillent
nos yeux coulent
pareils à des pastels crevés
l’absence d’oxygène sur les lames robotiques
nos couvertures de peaux en pluie râpée
gonflent et vibrent au crépuscule
étendard dérisoire que plus personne ne suit
les athées de l’espoir ont préféré
sauter dans ce train
pour nulle part qui s’ébrouait du quai blanc
de poussières asthmatiques.