À la veille du 1er octobre, Xi Jinping a utilisé la réception marquant le 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine pour remettre deux priorités au premier plan : l’atteinte des objectifs économiques annuels et la position de Pékin sur Taïwan. Le président chinois a appelé les responsables du pays à poursuivre les efforts nécessaires pour respecter les objectifs fixés pour 2026.
Cette insistance intervient dans un contexte où l’économie chinoise reste soumise à plusieurs pressions, notamment les tensions commerciales, la demande intérieure et l’environnement international. Le discours ne comporte pas à lui seul de nouvelle mesure économique, mais il confirme que Pékin veut présenter la stabilité et l’exécution des objectifs annuels comme des priorités politiques avant l’entrée dans le dernier trimestre de l’année.
Xi a également répété que la Chine s’opposait fermement à toute forme d’indépendance de Taïwan et à ce qu’elle qualifie d’« ingérence extérieure ». Cette formulation reprend une position ancienne et constante du gouvernement chinois. Pékin considère Taïwan comme faisant partie de son territoire et n’exclut pas le recours à la force pour parvenir à l’unification. Les autorités taïwanaises rejettent la souveraineté de Pékin et affirment que l’avenir de l’île doit être décidé par ses habitants.
Le discours du 30 septembre ne doit donc pas être lu comme l’annonce d’une nouvelle politique sur Taïwan, mais comme une réaffirmation officielle à un moment symbolique du calendrier chinois. En associant dans une même intervention performance économique et souveraineté, Xi place ces deux thèmes au cœur du récit gouvernemental pour la fête nationale. Les décisions concrètes sur l’économie dépendront des mesures annoncées par le gouvernement, tandis que l’évolution du dossier taïwanais restera liée aux rapports entre Pékin, Taipei et leurs partenaires internationaux.
À la veille des cérémonies nationales, l’intervention sert aussi à afficher une continuité politique : croissance économique, stabilité intérieure et souveraineté territoriale restent présentées par la direction chinoise comme des objectifs inséparables.