La rentrée scolaire du 1er octobre au Mali débute avec un obstacle majeur : plus de 2 400 écoles restent fermées. Sur 11 860 établissements recensés, plus d’un sur cinq ne peut fonctionner normalement. Le Cluster Éducation Mali estime qu’environ 733 000 enfants sont affectés.
Les fermetures sont liées aux attaques armées, aux menaces contre les enseignants, aux déplacements de familles et à l’impossibilité d’assurer un accès sûr à certaines localités. Dans plusieurs régions, les écoles sont fermées depuis plusieurs années.
Les autorités et leurs partenaires cherchent à maintenir des solutions alternatives, mais leur couverture reste limitée. Les dispositifs temporaires ou communautaires ne remplacent pas toujours un système scolaire stable, ce qui accroît les risques de décrochage.
Le chiffre des 2 400 écoles fermées est une photographie de la rentrée et peut évoluer avec la situation sécuritaire. Il montre néanmoins que l’accès à l’éducation demeure très inégal selon les régions et que la crise sécuritaire produit des effets durables sur les enfants.
La fermeture prolongée des écoles peut aussi produire des conséquences sociales au-delà de l’année scolaire en cours. Plus la rupture d’apprentissage dure, plus le risque d’abandon définitif augmente, notamment pour les enfants déplacés. Les enseignants sont eux-mêmes exposés aux menaces et aux difficultés de déplacement. La réouverture dépend donc directement de l’amélioration sécuritaire, mais aussi de la disponibilité de bâtiments, de personnel et de matériel dans les zones touchées.