Afrique du Sud : treize étudiants arrêtés lors d’une mobilisation à Rhodes University

Publié le 03 octobre 2026 par Stedathe

Treize étudiants de Rhodes University ont été arrêtés vendredi 2 octobre à Makhanda lors d’une mobilisation contre le nouveau régime de gestion de la dette étudiante prévu pour 2027. Environ une centaine de personnes s’étaient rassemblées près du 1820 Settlers National Monument, où l’université organisait une cérémonie de remise de diplômes. La police affirme être intervenue après le non-respect d’une décision de justice encadrant les actions susceptibles de perturber la cérémonie.

Selon la porte-parole de la police du Cap-Oriental, l’ordre judiciaire a été lu aux manifestants et plusieurs avertissements leur ont été adressés avant l’intervention. Les unités de maintien de l’ordre ont ensuite utilisé des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc pour disperser le groupe. Les treize personnes arrêtées, âgées de 19 à 23 ans selon TimesLIVE, ont été accusées d’avoir contrevenu à l’ordonnance. La police n’a signalé aucune blessure grave.

Des étudiants présents donnent une version différente de la séquence. Ils affirment être restés assis pacifiquement à l’extérieur du monument et avoir reçu un délai de quelques minutes pour quitter les lieux avant l’intervention. Certains contestent l’idée qu’ils tentaient de bloquer l’accès ou d’interrompre la cérémonie. Ces témoignages et le récit de la police décrivent donc différemment le comportement du groupe avant l’usage de la force.

La mobilisation s’inscrit dans une contestation plus large des nouvelles conditions de paiement prévues par Rhodes University. À partir de 2027, les étudiants autofinancés ayant des dettes devront en régler une partie avant de pouvoir se réinscrire. L’université défend cette politique au nom de ses contraintes de trésorerie. Les arrestations ont déplacé le conflit du terrain financier vers celui des libertés de manifestation et de l’exécution de la décision judiciaire.

Les procédures judiciaires visant les étudiants arrêtés constituent désormais un dossier distinct du désaccord financier avec l’université. Les audiences à venir devront traiter les accusations liées à l’ordonnance, tandis que les négociations sur la politique de dette continueront d’opposer la direction et une partie des étudiants.