La réforme du dispositif électoral ivoirien a franchi une nouvelle étape le 5 octobre 2026. Des représentants de plusieurs forces de l’opposition ont remis au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, une proposition commune portant sur le futur organe chargé d’organiser les élections. La démarche intervient après plusieurs semaines de consultations ouvertes à la suite de la dissolution de la Commission électorale indépendante et de l’annonce d’un nouveau cadre à construire.
Selon Fraternité Matin, la matrice remise au gouvernement rassemble des contributions venues notamment de la CAP-CI, du COJEP, de l’ADCI et de personnalités engagées dans le débat électoral. Pascal Affi N’Guessan, Charles Blé Goudé, Antoine Assalé Tiémoko et Ahoua Don Mello figurent parmi les responsables associés à cette séquence. Le PPA-CI est également cité parmi les signataires de la démarche commune, même si ses représentants n’étaient pas présents lors de la remise du document.
La proposition met l’accent sur l’indépendance, la neutralité et la crédibilité de la future institution. Les opposants défendent notamment une organisation dans laquelle la conduite technique des élections serait confiée à des personnalités disposant d’une expertise reconnue, avec un mécanisme distinct destiné à l’observation et au contrôle. L’objectif affiché est de réduire les soupçons de dépendance politique qui ont alimenté les critiques contre l’ancien dispositif.
La remise de cette matrice ne vaut toutefois pas accord définitif sur la future architecture électorale. Le gouvernement doit désormais examiner les propositions reçues et déterminer la forme des prochaines discussions. La question centrale sera de savoir si les différentes parties parviennent à transformer leurs positions en règles partagées avant les prochains rendez-vous électoraux. À ce stade, le document commun constitue surtout une base formelle de négociation entre l’exécutif et une partie importante de l’opposition.