L'âge du décalageau deux appendices de la vieet le décalage en nagecherchant son oxygène,comme il peut,au bout de la jetée.
"Le silence est déjà plein
Les soleils se sont tus
Les libellules dansent sur le cercle bleu
Imagine un prélude
voilé
comme un confidence
Il invente un horizon
où les peines sont légères
où les enfants jouent
Leurs cris ont des ailes
douces qui caressent les feuilles
Aimer comme on rêve d’un fruit."
Jouant des accessoiresParfois, la brume prend des apparences venues d'Asie
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"Tu es là, tu parles avec des gens, tu ne sens rien d'extraordinaire et pendant ce temps tu passes le premier étage, le dixième, le vingtième et la ville reste là-bas, dans le fond et toi tu es en train de finir la phrase que tu avais commencée au rez-de-chaussée et entre les premiers mots et les derniers, il y a cinquante-deux étages. J'ai compris quand j'ai commencé à jouer, que j'entrais dans l'ascenseur mais c'était l'ascenseur du temps, tu saisis? " Julios Cortàza
"On l'arrache de son lit, l'enfant de Somalie
Sans lui laisser le choix
Il aura dès demain un fusil dans les mains
Et du sang sur les doigts
C'est même pas un ado, et ça fait froid dans le dos
Quand on sait pas du tout
Que les beaux marchands d'armes, les fabricants de l'arme
Sont bien au chaud chez nousOn la chasse de son pieu
Et l'empire du milieu la prendra sous son aile
Elle aura dès demain la fillette aux petites mains
Une machine devant elle
Pour fabriquer bien sûr des poupées
Des chaussures qui feront des tas de jaloux
Quand les immenses cargos tassés comme des Legos
Arriveront jusqu'à nousNous deux, on en a eu de la chance d'avoir décroché l'innocence
Au grand loto de la naissance
On a manqué de rien, tu penses
On a côtoyé l'insouciance sur le boulevard de l'enfanceOn le recrute au berceau
Le gosse de Mexico et sa grande sœur de vie
Qu'il faudra dès demain écouler en sous-main
De la drôle de farine
Et puis rester fidèle au patron du cartel
Le roi de la poudre blanche
Celle qu'on sniffe à Paname en trouvant ça infâme
Les guerres que ça déclencheOn la tire de ses draps, la môme qui vient de là
Où les yeux bleus fourmillent
Elle aura dès demain un petit sac à main
Mais plus de nom de famille
On lui demandera face à la caméra de poser sans arrêt
Pour que dans cinq secondes, des hommes au bout du monde
La désire en secretNous deux, on en a eu de la chance
D'avoir décroché l'innocence au grand loto de la naissance
On a manqué de rien, tu penses
On a baigné dans l'insouciance
Sur le boulevard de l'enfance
Nous deux, on a grandi en France
On en a eu de la chance
Au grand loto de la naissance
On a manqué de rien, tu penses
Sur le boulevard de l'enfanceOn a manqué de rien, tu penses
Sur le boulevard de l'enfance
On a manqué de rien, tu penses
Sur le boulevard de l'enfance"Gauvain Sers